Matinée pêche

7032008

Salut,

 J’ai suivi Ole, un septuagénaire pas facile facile à apprivoisé, pendant deux heures à se geler les meules pour remonter trois de ses filets… Mais l’effort fut récompensé par une sympathique expérience et bien sûr, de quoi donner à Erik de la matière pour nous concocter quelques petits plats norvégiens !! Je crois que j’ai touché plus de poissons en une matinée que dans toute ma vie de pêcheur… comment ça c’était facile !?

Les photos sont un peu maigres et il n’y en a aucune montrant le gros de la manoeuvre. Mais je vous assure que mes doigts ne pouvait absolument plus bouger après avoir remonté les filets et délivré la poiscaille. Et puis… Ole sachant à peine se servir d’un téléphone (il est arrivé sur l’île quant il avait 37 ans. Il a jamais pu s’y faire !) et parlant environ deux mots d’anglais, je me voyais mal lui demander d’appuyer à moitier sur le bouton pour l’autofocus !!!

Voilà, merci Ole, c’était froid mais intense !

De bon matin, juste pour mettre dans l'ambiance Je pensais ne pas voir de neige ici... loupé ! Il a neigé pendant trois jours ! Le bâteau d'Ole Les criques comportes souvent plusieurs hangars à bâteau pour plusieurs propriétaires Le costume à la mode par ici... La pêche du jour : morue, sole et 1 tourteau qui restera dans l'bâteau... ah ces pêcheurs ! Mars-avril, c'est la pleine saison de la morue. Elles valent une petite fortune lorsqu'elles sont vendues vivantes ! Bon... ben maintenant faut rentrer ! Morue fraiche bouillie (avec têtes et oeufs), patates et carotte à l'eau et fricassé de foie, le tout arrosé de beurre... un régal !




Photos

4032008

Tag !

Toutes les photos prisent depuis le début de cette balade nordique sont sur le lien « mes photos » en format compressé. Bonne balade !

 




Ytre Lygra, Chez Erik et Annette

1032008

Salut,

Voilà une première semaine d’écoulée. Le temps passe très vite ici, c’est seulement la pluie qui reste ! Je profite de mon week-end (un vrai de vrai avec deux jours !) pour me rapprocher un peu de vous et en plus, ce matin il pleut, alors…

Je goûte enfin à la tranquillité. Nous somme trois à vivre dans la maison. On travail environ 6h par jour sur la ferme avec Erik et j’ai deux jours de week-end. Mes hôtes sont charmants et on se prend vraiment pas la tête. Temps qu’on fait notre part du travail collectif, chacun peut vivre comme il l’entend et il n’y a personne pour jeter un regard de travers. La vie quoi ! Mais c’est pas toujours si évident…

Cette semaine j’ai rencontré pas mal de monde. Pendant deux jours on a participé au « ramassage » de deux troupeaux expérimentaux de « wild sheep ». Depuis le début des années 70, le secteur de Lindås et les écosystèmes de son littoral attirent l’attention des biologistes norvégiens. L’île de Lygra accueil depuis 1989 le « Centre de la lande à bruyère » (www.lyngheisenteret.no en norvégien !) qui est à la fois un centre de recherche et un écomusée à dimension européenne, puisque cet habitat est caractéristique des milieux agricoles de l’Europe occidentale bordant l’océan atlantique. En partenariat avec les acteurs locaux, il tente de redonner vie à cet écosystème de lande et aux activités humaines ancestrales qui l’ont créé. Pour ce faire, le centre à restaurer le bâti (bâtiments agricoles, murs en pierre sèche), défriché les landes, créé des chemins et contractualisé avec les éleveurs locaux pour mettre en commun les troupeaux et réutiliser ces parcours. L’éco-musée a été créé pour accueillir le public (touristes, locaux, scolaires et étudiants) et vulgariser les recherches scientifiques (environnement, agronomie, histoire, sociologie…). Un gîte permet de séjourner sur cette portion de l’île distante de 10 km du premier commerce.

La zone couverte par le projet représente une superficie d’environ 170 ha, entre l’extrémité nord de l’île de Lygra et la totalité de l’île de Lurekalven distante d’une centaine de mètres de la première. La portion de Lygra (70 ha) est utilisée par un troupeau d’une trentaine d’ovins. Quant à l’île de Lurekalven (90 ha), qui n’a de bâtis que les vestiges d’une ferme Viking, elle est utilisée par un troupeau de 78 têtes.

L’idée des chercheurs est de démontrer l’intérêt de valoriser ces milieux de landes par une utilisation rentable. Je crois que c’est pas encore gagné… La race « wild sheep » est très bien adaptée à ce type d’utilisation. Malheureusement, rusticité et économie ne vont pas souvent de paire… mais des fois si ! Les troupeaux sont laissés en totale liberté et ne sont « ramassés » que deux à trois fois par an (la troisième fois ce n’est que pour récupérer des données). Les animaux ne sont bien entendu pas nourris, d’où l’intérêt de garder une mosaïque de milieux et notamment de la lande, pour l’apport de matière « verte » en hiver ! La lande est également anciennement utilisée comme fourrage pour les animaux rentrés en hiver (vaches et chevaux). La tourbe une fois séchée en grange était utilisée comme combustible et comme litière pour les animaux en stabulation. Quant au lien avec la mer, il est bien entendu très fort. Le hareng est pêché puis salé (c’est un comble !!), le surplus servant d’engrais pour le champs d’patates, tout comme le goémon. Paraît même que le hareng est une source de vitamine D en hiver qui permet d’éviter la déprime chère à cette période !

Bref, un vrai p’tit paradis pour prof de GEN en mal de nouvelles destinations… D’autant qu’un troupeau d’étudiant est toujours le bienvenu ici, en période de ramassage de moutons. Car il n’est pas question de bergers et de chiens ici… non non non. C’est pas assez authentique et c’est beaucoup plus marrant de ratisser pendant 4 ou 5 h dans les tourbière en formation serrée pour pousser le troupeau débusqué jusque dans l’entonnoir qui se termine par un parc de contention ! C’est ce à quoi j’ai participé cette semaine… Phoebus tu me manque !!!  En cette période de l’année, le but est uniquement scientifique. On pèse chaque individu et on prend un échantillon de crotte et un échantillon de sang pour analyse. Le poids sert à évaluer les gains ou perte et donc la rentabilité économique de l’affaire ; les crottes témoignent entre autre de la ressource alimentaire utilisée pour en arriver à ce poids ; et avec le sang, ils cherchent notamment à déterminer l’intérêt d’une espèce de saule (salix que j’me souvient plut du nom) qui serait à l’origine de l’apport d’un oligo-élément important pour nous, les bêtes : le Cobalt. Le Cobalt sert à produire de la vitamine B12. Cette vitamine (au moins en ce qui concerne nos chers moutons) est utilisée par une bactérie importante de leur estomac (enfin… d’un de leurs estomacs !). Sur l’île de Lygra, l’équipe d’entretien a éliminée tous ces saules lors du défrichage. Il en résulte une perte de poids de moitié par rapport aux individus présents sur l’autre île ! Bref, tout ça est bien intéressant pour qui est intéressé par tout ça… et, par chance, je le suis ! J’attend avec impatience les résultat d’une prochaine étude sur la valeur alimentaire de la Calune ! Mais bon, ils ont fait les prélèvements cette semaine et les résultats ne seront publiés que dans deux ans…

En attendant, je vais éviter de passer mon week-end sur Internet et je vais aller me goinfrer de p’tits sablés venus de France par colis non direct et avec beaucoup de détours, envoyés par mon pôpa et ma môman pour mon nanniversaire !!! Quant à José et Annie… Pleins de bisous à vous deux !

Gros bécaux !

Ça y est j’ai enfin pris le temps de compresser mes images… pas trop tôt !

Erik en plein conseil de guerre... m'en fou c'est en Norvégien La cible du jour On embarque pour l'île de Lurekalven... Moi j'ai pas mis de gilet c'est trop la honte ! Point départ du ratissage Notre seule bouée de sauvetage ! Pygargues à queue blanche... sisi ! Erik en embuscade. Alors tu t'les gèles ? C'est pas la place d'un botaniste ici !! A ce moment là (après 3 essais manqués), Tout est dans l'art de courir et de crier en gesticulant !! Pas si facile... Ouf, on y est. Y'a plus qu'à procéder aux prélevements. Du soleil ! Ouaih, j'ai même le temps de prendre 2 photos ! La ferme d'Erik et Annette (l'enrubané était là avant eux... et sera là surement après !) Depuis la ferme Une race de poule locale en voie d'extinction... jolie non ? La même race... mais pas en extinction de voix ! Erik et Annette C'est l'printemps ! La future cabanne à bâteau d'Ole (que j'ai déja évoqué) C'est en général dans ce genre d'endroit qu'ils construisent leur cabanne à bâteau... Le parking de Lygra




Il pleut, il pleut berger…

23022008

Hello les loulous,

Me voici a Lygra sur la côte ouest. Je suis parti de Moslid mardi 19… tout va pour le mieux, mais évidemment, maintenant, il pleut.

Mardi 19 février : Åmot – Haugesund :

Distance : 230 km ; durée : 3h30

C’est le grand départ. Pas d’éfusion de larmes d’un coté ou de l’autre. J’ai simplement fait du bon travail. Merci.

Finalement, Anna n’est pas venu. Il a fallu que je trouve un autre moyen pour rejoindre Bergen. J’ai rencontré Martin deux jour avant. Il est routier et fait souvent le trajet Oslo-Haugesund et cerise sur le gâteau, il a été wwoofeur a Moslid. on a le même avis sur la question… Bref, nous voici parti pour 3h30 de route à travers la montagne. C’est de nuit, dommage, car le paysage semble magnifique. De l’autre côté, versant ouest, c’est le brouillard et la neige va en diminuant jusqu’à disparaître complètement une fois qu’on atteint le niveau de la mer. Vers 21h30, on arrive à Haugesund, une bière et au lit ! La cabine est bien confortable avec ses deux couchettes !

 Jenny et Martin Il pleut, il pleut berger... p2192126.vignette

Mercredi 20 février : Haugesund-Forde

Distance : 50 km ; durée : 5h

 Une charmante nuit de camionneur. Au petit matin, on décharge le camion dans une folle ambiance de métro-boulot-dodo comme ça ne me manque pas beaucoup. Puis vers 9h, Martin me dépose devant la gare routière. C’était un bien bon moment partagé avec cet anglais (qui parle un peu français en plus !!) venu s’installer en Norvège pour vivre ce paysage et fuir un gouvernement qui ne lui correspond pas vraiment. Il a trouvé Jenny, ma logeuse officielle de Rauland qui m’a si bien accueilli. Merci à vous deux et bon vent !

Au saut du lit... Martin !

Aujourd’hui, il fait beau. Une belle journée, comme je vais peu en voir dans cette partie de la Norvège. Belle journée pour faire du stop. heureusement car je vais attendre 5h à Haugesund avant que quelqu’un s’arrête (je ne compte pas les deux rigolos qui on fait comme si…). Finalement, Oscar me délivre de ce calvaire et m’emmène 10 km plus loin. Je découvre enfin la campagne de la côte ouest… Tout bonnement magnifique. De l’eau, des tourbières, des landes, des pinèdes. Un festival de couleurs qui me redonne envie de planter la tente, n’importe où. On comprend beaucoup mieux le style bien rependu des couleurs des maisons norvégiennes. Jaunes, rouges, vertes. Un style qui fait tâche en France, mais qui ici, s’inscrit pleinement dans le paysage. Après qu’Oscar m’ait déposé, j’attend cinq minutes et une jeune maman s’arrête. Son nom est imprononçable et je suis de toute façon trop occuper à observer ma vie défiler devant mes yeux en pariant sur lequel des virages sera le dernier. Elle me dépose enfin à Forde, juste avant l’entrée d’un tunnel qui passe sous la mer. Je suis las de faire du stop. J’ai trop envie de profiter de cette fin de journée ensoleillée et je décide de partir à l’aveuglette histoire de trouver un chouette coin pour passer la nuit, si possible, sans planter la tente… Bingo ! Après une sympathique marche au milieu des tourbières, je fait envoler cinq Cignes au fort accent bewicien annonciateurs d’un doux présage. Il ne me faudra pas longtemps pour déboucher sur un hameau de résidences (pour la plupart secondaires) qui surplombe un lac aux allures Cantaliennes. Je furete par ci par là et je découvre une jolie petite bicoque sur les berges et, merci la Norvège, le « pool house » est ouvert ! Une partie avec les cannes à pêche et l’autre avec la table, les chaises et le matelas !! Je passe donc les dernières minutes de jour à pêcher (sans beaucoup de résultat comme les plus médisant pourront s’en douter) en attendant de voir si d’éventuels propriétaires pointeraient le bout de leur nez… mais non. Ce soir, c’est mon soir.

p2202137.vignette Mes voisins d'une des rives d'en face Y'a pas trop d'arbres autour... ouf ! Livre de circonstance... Pas mal ce matelas !

Jeudi 21 février : Forde - Bergen 

Distance : 80 km (dont 20 km en ferry), durée :4h (dont 2 h d’attente)   

Ce matin, j’avais prévu de pêcher le p’tit déj. Ben vu le temps, je crois que je vais pas moisir ici. Je suis bien content d’avoir profité de cette fin de journée hier. Je repars donc vers la route de Bergen, par les petites routes cette fois, j’ai tendance à m’enfoncer dans les tourbières avec ce sac. La seule voiture qui passe, elle s’arrête. C’est toujours comme ça. Plus t’es pommé, plus t’as des gens qui prennent le temps. Un papi tout gentil qui me crois débarqué d’une autre planète. Il a pas tout à fait tord. Il me dépose sous un abri bus (il ne croit pas trop à mon histoire d’auto-stop) qui me protège quelque peu de la pluie. Je n’attend pas trop longtemps. Le nom de mon deuxième chauffeur est resté dans la voiture, mais c’est un jeune sympathique qui me dépose juste à la sortie du tunnel cinq km plus loin. C’est sympa, mais du coup j’ai plus d’abri et je suis donc contraint de porter mon sac. Heureusement, la pluie aide à mon look de voyageur en détresse et peu après, un autre jeune s’arrête pour m’emmener à Leirvik. C’est l’occasion pour moi de prendre un bon café avec ce qui pourrai s’apparenter avec des pains au chocolat… à la Norvègienne bien sûr…Quelques minutes plus tard Knut Eide m’embarque. Ce norvègien aux airs british a des racines écossaise… sans blague ?! On prend le ferry tous les deux (qu’il me paye en passant) et une fois à Bergen, il prend le temps de me montrer tout ce qu’il y a voir entre la gare routière et la gare ferroviaire. Après un café au bistro de la gare, on se quitte bon amis… Je passe pas mal de temps a chercher un hôte sur Internet, histoire de rencontrer quelqu’un et en plus pour ne pas payer une nuit d’hotel. Mais aucun couchsurfer (www.couchsurfer.com) ne répond à mon appelle de détresse… Je vais donc dans une auberge de jeunesse où je tarde pas à rencontrer plusieurs personnes sympathiques : allemands, danois et japonais ! Je passe la soirée avec Daniel, un allemand doctorant qui vient pour 4 ans à Bergen et dont le sujet d’étude est de définir des pistes de travail pour développer l’achat de produits durables par les consommateurs… Bon courage mon pote ! En attendant, nous devrions être amené à nous revoir dans les semaines à venir.

Arrivée à Bergen 

Vendredi 22 février : Bergen – Lygra 

Distance : 40 km, durée : 1h30 (dont 1h d’attente)

Ce matin, je ne sais pas trop sur quel pied danser. Partir aujourd’hui ou rester un jour de plus ? Finalement, la pluie s’arrête. Je pars donc grimper 300 m pour rejoindre un point d’observation qui domine la ville. C’est un peu le Fourvière de Bergen. J’essai ensuite trouver des couchsurfer pour la nuit. En vain. Finalement, je décide de prendre le bus jusqu’à la ferme. Sauf que… ma carte bancaire refuse que je retire de l’argent. M’enfin !? Je passe donc la journée au téléphone entre papa, maman et la banque pour essayer de régler ce problème. Mais non ça ne marche pas. J’ai pas un rond en poche. Je ne peu donc pas prendre le bus car il faut payer auprès du chauffeur. Je prend donc les boules et décide de faire du stop. Il est 16h30. Je sors un peu du centre ville et me poste peu avant la nuit. C’est Christine et Jorum, sa maman, qui s’arrêtent 10 minutes plus tard. Elles sont bien charmante toutes les deux et elles proposent d’appeler Erik (mon fermier d’accueil) pour savoir si elle peuvent se permettre de faire le détour. Finalement, c’est Erik qui vient me chercher. Merci à toutes les deux ! Lorsque je vois arriver une paire de phares bien fatiguée, je sent que c’est pour moi. Et oui ! Le camionnette a justement choisie ce jour pour tomber en panne d’alternateur… « Welcome » me lance Erik. Je sent déjà que je vais me plaire ici.

« Home sweet home ». On arrive enfin, grâce à la collaboration de quelques locaux. Je fait la rencontre d’Annette qui nous attend avec un bon petit repas bien au chaud. Ça fait du bien de se sentir a son aise chez quelqu’un. Je me sent tout de suite bien accueilli, comme chez moi, sans manières superflus. Welcome and help your self !

Erik à 32 ans et est originaire de la région. Il est passionné par sa culture (notamment culinaire) et souhaite la faire vivre (c’est quand tu veux !). Annette a 28 ans et est originaire d’Oslo. Elle est passionnée par les plantes et les travaux manuels. Elle travail en tant qu’animatrice quelques heures par semaine dans le centre de recherche de l’île qui propose des attractions autour de l’histoire et de l’environnement de l’Ile, ainsi qu’à Oslo, dans une chaîne de supermarché où elle fait la promotion des produits bio. Elle s’occupe aussi de l’entretien du gîte. Leur ferme est principalement maraîchère, avec tout de même une quinzaine de brebis et la basse-cours. Ah oui, j’oubliais. La ferme est sur une île d’environ 200 ha, dans un fjord. Cinquante pourcent de l’espace est utilisé par les brebis (ancienne race locale « wild cheep ») qui pâturent les communaux de tourbières et autres pelouses de lichens à raison d’une brebis/ha ! Il y a une quinzaine de fermes sur l’île dont environ trois sont « professionnelles », pour un total d’environ 180 brebis sur l’île.

Dans la soirée, on reçoit la visite d’Ole, un voisin d’une cinquantaine d’année qui est aussi le directeur de la « chambre d’agriculture » régionale. On sera amené à se revoir. Aujourd’hui, c’est samedi. Le week-end ici, c’est vacance. Nous somme donc allé chez Ole pour visiter la maison qu’il a construit. Je crois que je vais échanger quelques heures de coup de main contre des sorties en mer pour pêcher le harreng… ça me semble un bon deal !

 Bergen et son histoire Le marché au poisson quotidien Le port Des couleurs norvégiennes Mais si je suis monté à pied ! Vue de Bergen re

A bientôt !




Journée ski de fond

16022008

Bonjour à tous,

Mon séjour à Moslid touche à sa fin. Je dois avouer que ce n’a pas été facile tous les jours ici. Pas de réelle ambiance dans la ferme, ou alors pas très bonne (surtout avec Jenny) et un profond sentiment d’avoir été exploité… Heureusement que pendant les deux dernières semaines, Cinzia, une wwoofeuse italienne, m’a rejoint à la ferme. J’ai décidé de poursuivre jusqu’au bout de mon engagement. Pas par grandeur d’âme, non non, mais plutôt par intérêt. D’une part la compagnie de Cinzia ¨s’est avérée salvatrice et d’autre part, mon voyage hebdomadaire jusqu’à l’université d’art traditionnel de Roland où je venais apprendre le folk norvégien s’est soldé par un festival folk du mercredi 13 au dimanche 17 février. L’effort a été mintes fois récompensé au cours de ces derniers jours. Deux nuits de concert au pub local avec musique hongroise, anglaise, norvégienne et francaise (Emmanuel Pariselle et Didier Oliver) !! De très bonnes rencontres et de fabuleux moments. J’ai donc décidé de m’accorder une rallonge et je suis donc de retour aujourd’hui pour une dernière nuits de danse. Pour se faire, j’ai du prendre de l’avance dans mon travail à la ferme. Je me suis retrouvé à 21h hier, par -15 degré, a tuer et plumer un coq pour le french « coq au vin » de demain avec Anna, l’ami de Ole et Jenny avec qui je vais me rapprocher de Bergen. Ce qui, en plus du fait que cette charmante personne est prof de traction animale dans une école d’agriculture à 50 km de Bergen, constitue une très bonne raison d’avoir attendu jusqu’ici. Le départ semble être prévu pour le mercredi 20 prochain.

Au cours de ce festival, j’ai fait la connaissance d’Enders, un naturaliste en mal de compagnons de prospections. Grâce à lui, j’ai vécu la plus belle journée de mon séjour ici. Cétait jeudi dernier. La veille, le jour même de mon quart de siècle après avoir passé la journée à creuser un drain dans la glace en prévision du dégel, nous passons notre première soirée du festival au pub de Roland où à lieu le concert. C’est autour d’un bon verre de vin entre deux discussions ornithologiques qu’Enders nous propose de nous prêter ses ski le lendemain. Il  travail dans un hôtel au départ des circuits de ski de fond. Vingt kilomètres en 6 heures, le ciel d’un bleu électrique, le soleil omniprésent, -15 au thermomètre. Ce soir là, les guibolles sont fin prêtent pour entamer une nouvelle soirée folk au pub de Rolland !!

Gâteau d'anniversaire ? Glâce à la crotte de brebis... coucou !   img2022.jpg En revenant au centre de Rolland Cinzia en train d'apprendre à freiner... c'est utile des fois.

Nous sommes aujourd’hui samedi. Je suis de retour à l’université pour ma dernière journée de festival et j’ai passé la matinée avec Enders histoire de cocher quelques espèces… Très peu d’observation en vérité. Les hivers ici sont vraiment rudes et il y a peu de bêtes à poils ou à plumes qui osent affronter les rigeurs du climat. Mais, encore une fois, qualité vaut mieux que quantité, et pendant 10 minutes nous observons à 80m un trio de Gélinotte des bois (Bonasa bonasia) s’égaillant dans la neige… Bien entendu, comme pour les élans, l’appareil photo est en rade de batterie… Hereusement, j’ai tout de même eu le temps de prendre une photo d’une piste de Lynx que l’on a suivi pendant quelques kilomètres !

Un lynx est passé par là... suivi de prêt par des traces de raquettes... surement un chasseur... 

Je pense bien à vous.

J’ai plus d’espace sur mon blog pour mes photos !!! va falloir que je trouve une solution…




Plus de photos

31012008

Salut,

Le lien « mes photos » dans la barre du menu fonctionne enfin. Vous pouvez donc y faire un petit tour quand ça vous chante. J’ai quand même l’impression que je suis limité sur le nombre de photos téléchargées par mois. Donc pour ce mois-ci, il manque toutes les photos que j’ai fais en Norvège. A suivre.

et puis sinon, la vie suit son cours mais ça, vous le saviez déjà.

A bientôt !




Ytre Vinje _ Chez Jenny et Ole

24012008

Bien l’bonjour

Voici une semaine que je suis dans la ferme de Jenny et Ole Endresen

Ytre Vinje _ du 15 au 24 janvier

Jenny est une américaine de New York. La quarantaine, elle est en Norvège depuis une quinzaine d’année. C’est la troisième ferme norvégienne dans laquelle elle habite. Les deux premières, avec son premier mari et leurs 3 enfants (aujourd’hui en France).

Depuis 5 ans, elle est mariée avec Ole, un norvégien à la cinquentaine deux fois ingénieur (mécanique et produits pétroliers) et aux multiples casquettes (musicien, menuisier…). Il est le père de Ole-Martin, âgé de 20 ans qui fait des études de mécanique et vit avec eux. Ils ont ensemble un fils de 2 ans, Gustave.

Ils ont acheté cette petite ferme de Lygra il y a un peu plus de 4 ans. Sur une surface de 2,5 ha (1 ha de fauche), ils possèdent une maison d’habitation, deux grange et une étable dans laquelle vivent 25 brebis, 1 vache laitière (jersey), 3 chèvres laitières et 1 cheval de travail (Fyord). Un grand jardin leur procure une bonne parie de la nourriture en été principalement. Il n’y a pas d’eau courante ni électricité et les deux poêle servent au chauffage et à la cuisine.

La vie ici est assez tranquille comme on peu l’imaginer en période hivernale. Les journées sont bien entendu rythmées par les soins aux animaux 3 fois par jour. Vous imaginez bien le degré d’optimisation d’une telle ferme. Ça me prend donc 1h30 a chaque fois… C’est que l’été dernier n’ayant pas été très propice pour le séchage du foin, ils ont achetés des boules d’enrubanné… qu’il me faut découper à la hache pour chaque repas ! Le soir, je traie la vache qui nous procure le lait et la crème (on ne fait pas de beurre en ce moment, le lait n’étant plus suffisamment gras). Les 3 chèvres ne sont pas traitent en ce moment. Le reste de la journée, je le passe à fendre du bois et surtout à faire de la pelle à neige. Je me suis d’ailleurs découvert une rélle passion pour cette activité. Je dois ainsi dégager les passages régulièrement bloqués par les fréquentes chutes de neige (en provenance du ciel ou des toits), délester les toits ou faire des passage portants pour pouvoir utiliser le cheval (réapprovisionnement en bois ou en foin). Bref, je m’amuse comme un p’tit fou toute la journée a batifoler dans 1,50 à 2m de neige.

Le style de vie évidemment bien particulier. Pas de salle de bain, les toilettes sêches dans l’étable (ca gele les fesses par -15…), éclairage à la bougie… mais j’ai ma chambre et la vie est simple. C’est l’essentiel !

Les repas sont peut-être les seuls points difficile d’adaptation. Depuis une semaine j’ai du manger trois fois un repas chaud. Le reste du temps c’est pique nique : pain (beaucoup de pain), beurre (beaucoup de beurre), fromage et différentes préparations maison ou le plus souvent achetées (poisson, chutney…). Cette manière de manger semble assez courante depuis que j’ai quitté la France, mais là, je crois que c’est le plus fort !

Jenny et Ole ont tous les deux une activité secondaire. Jenny suit des cours (magister)dans une petite université locale à 30 km de leur ferme, spécialisée dans les anciennes traditions : folk (danses et musiques) et différents travaux manuels (tissage, broderie…). Il délivrent même un Master en 5 ans ! C’est depuis cette école que j’écrit et que je recharge ma batterie d’appareil photo. Nous somme venu mardi pour un concert de folk, j’y suis retourné hier pour un cours de danse et je reparts aujourd’hui après avoir dormis chez une collègue de promo de Jenny, les bus n’étant pas très fréquents… C’est également ici que j’ai eu ma première douche et que l’on fait la lessive. Jenny suit ses cours à la carte (en gros 2 jours par semaine), puisqu’elle doit s’occuper de Gustave lorsque Ole n’est pas là. Ole, lui, a trouvé depuis peu un poste dans une école où il enseigne l’art plastique et la musique. Il n’est pas présent à la ferme trois jours par semaine. C’est bien entendu leur seul source de revenu.

Il neige très souvent (comme aujourd’hui d’ailleurs), mais en une semaine on a eu de très belles journées, pas ensoleillées pour nous mais ca devrait arriver d’ici la fin de la semaine. Après dix semaines d’abscence ce va faire du bien. J’ai eu l’occasion d’aller me promener un peu en raquette le long de la rivière dans le fond de vallée. Ca été ma première rencontre avec des Elans… sacrées grosses bêtes ! Quant aux paysages…

Pelle à neige sur le parking Pelle à neige devant l'étable Whiny (le chien) et Hesten (le cheval), s'adonnant à leur jeu favorit Quelques minutes avant le concert de folk à l'école de Rauland Gustave Jenny   Petit coin de repos Pic trdactyle L'université de Rauland (elle surplombe un immense lac bordé par une belle montagne) Cours de folk Depuis chez Jenny, la colègue de promo de Jenny




no comment

23012008

Merci à toutes et à tous pour vos commentaires, ça fait bien plaisir !

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Trajet jusqu’en Norvège

23012008

Salut !

Je constate avec un grand désespoir que l’heure passée à la bibliothèque d’Hirtshals lundi dernier n’a servie a rien, puisque ça a bugué et que visiblement, il ne reste rien de ma belle prose… Mais il se trouve qu’aujourd’hui j’ai du temps. Je vais donc en profiter et vous en faire profiter !

Wunstorf _ du jeudi 10 au samedi 12 janvier

L’accueil de Carole, Gerrit et de leurs enfants fut bien trop sympa pour ne pas en profiter. Je n’ai finalement que peu de photos a vous proposer. Ça me donne une bien belle excuse pour répondre a leur offre de repasser par là pendant mon retour, d’autant plus qu’en deux jour je n’ai pas réussi a entendre la voix de Carole, aphone. Il me faut vérifier si elle ressemble a la voix de Véro, autant que peuvent se ressembler de nombreux aspects de leur personnalité… S’en est troublant. Quant a Baptiste et Gaspard… ce sont les deux mêmes.

La journée de vendredi fut des plus tranquille. Ce matin là, je m’offre le luxe d’une petite balade a vélo jusqu’a un observatoire de Steinhude meer, la station  balnéaire locale. Peu de piaf à jumeler ce jour là (visiblement c’est assez souvent), hormis des Oies cendrée et des Harles huppés… c’est toujours ca de pris ! En fin de journée, on pare faire un tour avec Gerrit. La soirée se terminera fort tard et je dois le dire, je suis bien beurré lorsque je vais me coucher. C’est que Gerrit avait un p’tit rhum de Martinique bien fameux qu’il a fallut honorer. Pour plus de sûreté il me prête sa flasque qu’il rempli convenablement en prévision des froides soirées sous la tente… Lorsque je reviendrai en mai pour la rendre (vide), mon lit sera dans leur nouvelle maison, a 400 m d’ici, au bord de Steinhude meer…

Nous somme samedi matin. Carole et Gerrit on des invités pour un p’tit dej’ a rallonge. J’avoue sachant cela, que la perspective de me retrouver à faire du stop ne m’enchante pas vraiment. Mais il faut avancer. Je me suis fixé le 15 janvier pour arriver dans la première ferme en Norvège. Gerrit me propose finalement de m’emmener directement sur une station d’autoroute au lieu que je prenne le bus. D’accord ! On s’embrasse chaleureusement et me revoilà seul fasse à mon destin d’auto-stoppeur…

 Wunstorf - Hamburg

 Durée : 9h30 (dont 7h30 d’attente), distance 160 km.

J’attends 4h30 sur cette aire d’autoroute. Je suis prêt a craquer. D’ailleurs je craque un peu… Quelque allemands auront eu la joie d’assister a mes danses, à mes grimaces et autres auto-discussions… Heureusement, je garde le sourire. Merci Carole et Gerrit ! Grâce a vous, j’ai le smille pour la journée !!

Une contrôle de flics (qui visiblement ne vont pas jusqu’a Hamburg) plus tard , un camion s’arrête. Je met un p’tit temps pour me rendre compte que c’est pour ma pomme. Ce brave Mirek ! On a un peu de mal a ce comprendre, lui le polonais qui parle polonais et russe et moi le français qui me retrouve avec un un anglais des plus élaborés… On parvient tout de même a tailler la bavette pendant une centaine de bornes. Cartes, calendriers (non, non, pas les calendriers Aubade) et post-it sont autant d’outils à notre disposition pour se faire comprendre. Lui, il s’en fou, son accélérateur est bloqué et c’est a peine s’il est obligé de regarder la route… un 6ème sens peut-être. Bref, merci mon brave Mirek, ce fut super. Lorsqu’il me dépose sur la dernière aire d’autoroute avant Hamburg (à 50 km quand même), la pluie s’arrête. J’essuie quand même plusieurs échecs avec ma pancarte Flensburg (frontière danoise). Un mec en surcharge, un routier danois qui finalement ne rentre plus au pays… c’est finalement Wolfgang et Kelly qui me proposent de m’avancer jusqu’à Hamburg où ils habitent, a condition que je veuille bien partager mon siège avec Amper, Voltaire, Kera et Maia… leurs quatre chiens. On fait 10 minutes de routes et visiblement la dicussion autour des chiens leur a plus : « dog’s friends are always welcome ! We have a guest room, do you want to come with us ? »… Moi qui quelque heures avant avait dit a papa que quoi qu’il arrive, je ne planterai pas la tente ce soir… Et c’est partie pour une soirée en compagnie d’une ménagerie bien farfelue mais fort sympathique. Repas de rêve (à peine une semaine hors de France et ça me manque déjà…), concert prive de Pink Floyd et bien sûr, une belle cuite… au whisky tourbé cette fois !

Le lendemain, je suis debout a 8h. Le soleil est revenu, c’est une merveilleuse journée pour un auto-stoppeur… Mais le réveil est dur pour mes deux acolytes… Il va falloir que j’attende jusqu’à midi. Petit dèj’ oeuf/fromage/charcutaille, une heure de caresses aux chiens (c’est que y’en a quatre quand même… et des gros !) et à 14h, malgré l’offre de Wolfgang et Kelly de me faire visiter Hamburg, je suis de nouveau en place sur une nouvelle station autoroute, mon paysage quotidien. Certes, j’ai rongé mon frein toute la matinée, mais ça valait vraiment le coup de prendre le temps. Tant de prévenance et de gentillesse, ça vaut bien une demi journée ensoleillée. C’est pour ça que je suis venu ! Un grand merci Kelly et Wolfgang, je vous appelle dés mon retour pour cette visite d’Hamburg !

  

Hamburg – Hadsten 

Durée : 8h30 (dont 4h30 d’attente), distance 355 km.

Après une minute d’attente un jeune me prends jusqu’à Flensburg, une ville allemande a la frontière avec le Danemark. Je comprends pas bien comment, mais j’ai quand même passé la frontière. Je suis en Scandinavie ! Lorsqu’il me dépose, il s’apprête a faire nuit. Je me retrouve a un feu rouge a tendre mon carton. Au bout d’un moment, il faut que je remette une couche. J’en profite pour manger un morceau. Au bout d’une heure, deux stéréotypes de la minette scandinave s’arrêtent. Au bout de cinq minutes, vu la tournure que prend la discussion, je me rend compte qu’elles se trompent sur ma destination. Elles pensaient que j’allais 5 km plus loin. Non non, c’est 350 km plus loin… M’enfin, finalement c’est mieux comme ça car elles me dépose a l’entrée de l’autoroute. Y’a un peu moins de lumières et elles embarquent mon carton en prime mais ça les vaut ! Je réitère mon expérience de la frontale position clignotante. Ça fonctionne. Un couple s’arrête et me propose de me déposer sur la prochaine station autoroute. C’est ici que peu après, je fais la rencontre de Paul. On sympathise pendant ces 170 km jusqu’a Hadsten, une petite ville à 5 km de l’autoroute au nord de Århus. Il a téléphoné pour me trouver les horaires de train pour Hirtshals. Après tout, 20 euros c’est pas si cher… mais quand même, ça me fous un coup au moral d’arriver jusqu’ici en stop et de prendre le train. D’autant qu’en Norvège, je vais sûrement être obligé de prendre le bus. Je prend le temps d’un plat de pâte dans la gare. Je suis sensé prendre un train ce soir jusqu’à Aalborg et un autre demain jusqu’a Hirtshals… Finalement, me voila sauvé. Il n’y a pas de ferries le lendemain pour la Norvège. J’ai donc toute la journée pour faire seulement 160 km ! Je décide de ne pas planter la tente ce soir. Pas le goût. Je préfère me la jouer soft. Ne voulant pas non plus squatter cet endroits trop fréquenté, je pars a la recherche d’une place plus propice. Peut de temps après, mes réflexions se mêlent a la réalité et je tombe sur une magnifique petite cabane dans un jardin d’enfants… j’ai même des seaux et du sable pour me faire un bon p’tit matelas. Je m’enroule dans une couverture de survie et ronfle… jusqu’à 5h du mat’ où il me faut quand même remettre une couche. Bon dieu, ça caille dans c’pays ! Je me rendors, chaufferette a la main, jusqu’a 7h où je plis bagage. Il est temps de se remettre en route !

  

Hadsten-Hirtshals

Durée : 4h (dont 10 min d’attente), distance 165 km (dont 8 km a pied).

Il ma faut une heure pour rejoindre l’entrée de l’autoroute, face à un magnifique levé de soleil. Beaucoup de monde passe par ici, beaucoup vont probablement à Aalborg pour travailler. C’est Dorte qui s’arrête. La soixantaine, elle vie depuis dans une communauté de 100 personnes qu’elle a créée en 1980. Intéressante cette petite discussion. Elle est en retard pour son boulot _ en autres responsable des médecins étrangers à l’hopital d’Aalborg _ mais prend le temps de pousser un peu plus loin sur le périph pour me mettre sur la bonne voie. L’intention était bonne, mais c’est loupé. Il me faut faire 2 km en bordure de voie rapide pour rejoindre une entrée, dans une zone industrielle. Au bout d’une demi heure un mec s’arrête pour me prévenir que l’entrée suivante est tout de même bien mieux. Je m’en doutais… je repars, donc. Il faudra encore 4 km (à cette endroit l’autoroute se sépare) pour que je tombe enfin sur un coin tranquille. D’ailleurs au bout de 30 secondes, Suzanne, revendeuse de vin italien, m’embarque. On retourne à Aalborg pour récupérer une commande dans son dépôt, puis elle m’emmène jusqu’à Hirtshals, non sans avoir fait un crochet par le magasin a qui est destinée la commande. Sa fille voyage en ce moment en Amérique centrale. Elle l’aide à sa manière…

En ce lundi 14 janvier, j’arrive donc au terminal de ferries Color lines d’Hirtshals. Le bateau part a 1h50 le lendemain matin, j’ai donc une dizaine d’heures a tuer. Je profite des dernières minutes de clarté pour faire une balade sur la plage et dans le port. Hirtshals n’a rien d’extraordinaire. C’est une ville portuaire avec une petite économie de pêche professionnelle, tout le reste étant tourné vers les ferries avec deux départs par jour vers Oslo et Kristiansand. Le centre ville se réduit à une rue piétonne de 100 m de long avec des fast-food, des échoppes de fringues, des magasins de matériel marin et des pubs ou je me rend bien entendu pour sonder l’ambiance locale… ben y’en a pas. Je retourne finalement dans la station de ferries pour y appeler Jenny (ma première hôtesse en Norvège) faire un brun de toilette et surtout, piquer un roupillon jusqu’a l’heure d’embarquement.

      

Hirtshals-Åmot

Durée : 12h (dont 5h de bateau et 4h30 de bus), distance 400 km (dont 250 km en bus).

Passionnante cette nuit en bateau. J’ai ronflé bien tranquillement allongé sur la moquette. Lorsque je débarque vers 7h du matin à Kristiansand. Bien entendu il fait nuit, sa caille et il se met rapidement à pleuvoir. La veille Jenny m’a donné le numéro d’un de ses copains sur ma route pour y faire une étape. Mais d’une part j’ai jamais réussi à le joindre, d’autre part, je me vois pas du tout commencer à faire du stop ici… J’attend pendant une heure l’ouverture de l’office de tourisme. Une fois a l’intérieur, c’est très simple : « non, je vous déconseille de faire du stop sur cette route et oui il y a un bus pour Ålmot. Un seul. Et il part dans 10 minutes. » Bon ben dit comme ça ! 400 couronnes norvégiennes (40 euros) et c’est partis. Au bout de 150 km il ne pleut plus et j’ai même droit a quelque rayons de soleil. Si seulement j’avais penser a mon appareil photo resté dans la soute… C’est somptueux. Le bus s’enfile d’abord dans une des nombreuses vallées qui sillonnent le pays. Une centaine de mètres de large plantée de pins et de bouleaux, des versants rocheux sur lesquels s’accroches des lambeaux de végétation et une multitude de lacs et cours d’eau, le tout dans une ambiance de neige et de glace. Quelques habitations de bois et une route défoncée qui n’est bien entendu pas salée vu que ça servirait strictement a rien (tout le monde ici a des pneus neige). Nous faisons nos 250 km entre 50 et 70 km/h. On grimpe ensuite sur un plateau. Là, il n’y a pas forcément plus de neige qu’en bas (1,50 m à 2 m), mais une immensité extraordinaire, bordé a l’horizon de chaînes de montagnes. Une immensité blanche parsemée d’une végétation essentiellement constituée de bouleaux.Me voici a Åmot, un changement de bus plus tard. En 4h30, nous avons du croiser une quinzaine de voitures. Je crois que l’option bus n’était pas si mauvaise que ça… C’est d’ailleurs un moyen de locomotion très prisé ici. Les gens n’hésitent pas a faire 4h de bus pour aller à Oslo ou même 10h, pour rejoindre Stockholm en Suède… C’est tellement utilisé que même dans les bus scolaire il y a moyen d’acheter un billet pour une destination locale et le plus fort, c’est que les soutes servent également a envoyer des colis. Il font du chronopost en gros. J’appelle Jenny depuis le téléphone du resto de la station de bus. Pas de téléphone publique ici et visiblement, ça ne les gêne absolument pas de me prêter le leur. Il me reste 4 km à faire. Pour me vanger de cette journée au transport trop facile et puisque la route n’est pas déneigée pour accueillir a la fois un véhicule et un piéton, je fais du stop. Cinq minutes plus tard j’empreinte en contrebas de la route le petit raidillon d’une cinquantaine de mètre qui mène a la ferme de Jenny et Ole. Il est environ 15h, je fais la connaissance de Jenny et Gustave leur fils de 2 ans. Ole arrive une heure plus tard avec Ole-Martin, son fils de 20 ans.




Nederland

11012008

Guten tag !

Me voici en Allemagne, a Wunstorf, non loin de Hannover… Je vais passer 1 jour ou 2 chez Carole et Gerrit des amis de Véro. En attendant, je vais vous raconter un peu mon passage en Hollande.

Lille-Rotterdam

Durée : 9 h (dont 6h d’attente) ; Distance : 230 km

J’ai quitté Lille le lundi 7 janvier pour Rotterdam. Après 3 heures d’attente à l’entrée du périph, une camionnette s’arrête enfin. C’est Mustapha, un jeune transporteur fort sympathique qui m’emmène jusqu’en Hollande à la frontière Belge. Cinq minutes plus tard, un jeune hollandais me helle depuis sa fenêtre. Le voyage ne durera pas puisque peu de temps après il se rend compte que pour aller à Rotterdam, le plus simple c’est quand même de passer par Antwerpen, une ville Belge à l’est de Gent, par où je suis venu. Il faut que je fasse demi tour. Faut dire aussi que j’ai quand même pas tout pigé à ce qu’il m’a raconté. Je suis donc un peu pommé… Je tente une première approche vers un type arrêté au bord d’une petite route secondaire. Visiblement, il a du mal à comprendre que je veux pas le forcer à m’emmener quelque part… Comme pour se débarrasser de moi plus facilement, il m’assure que la petite route que j’ai devant moi m’emmènera fatalement a Rotterdam… (forcément) Ce chemin de terre ? Z’êtes sur ? Ah bon. Pas convaincu quand même, je pars à la recherche d’une info plus encourageante… Je trouve Wilmar, qui me regarde depuis sa fenêtre de salon. Il m’invite à venir prendre un café sous un air d’Edith Piaf, chez lui et ses parents, Anthon et Kitty. Comme premier contact impromptu, c’est plutôt réussi ! Finalement, Wilmar prend sa voiture et nous partons jusqu’à la voie rapide, direction Antwerpen !! Think you my friends !

Un homme s’arrête 20 minutes plus tard. Il me dépose peu de temps après sur une bretelle d’autoroute direction Rotterdam. Lorsque je me poste, le vent se lève, la nuit tombe et la pluie aussi… Me voilà tout beau vêtu de mes vêtements tout droit sortis du vieux campeur, ma frontale position clignotante, derrière le parapet d’une bretelle d’autoroute (chance de survie de 20 minutes parait-il ?), avec des voitures qui passent à 3 mètres de moi à 110 km\h et les éléments qui se déchaînent !!! C’est quand même une « fucking bad chance ». Après une heure d’attente je commence à m’imaginer planter ma tente ici et manger sous le pont. Il n’en faut pas plus pour me redonner du courage. Récompensé, puisque peu de temps après mon sauveur stop à ma hauteur… ou presque. Il me pose 3 minutes plus tard sous le toit protecteur de l’unique péage de Hollande (parce qu’il y a un tunnel). Encore une heure et un paisible père de famille négociant international en produits agricoles m’emmène à 15 km de Rotterdam (moyennant même un p’tit détour) sur une aire de repos. a peine sortie de la voiture, un jeune vient dans ma direction « Hey guy, are you going to Rotterdam ? » _ (là j’me la pète parce qu’en fait j’ai baragouiné un vague « Rotterdam ? ») _ « Yes », « Ok let’s go ! ». Et me voilà dans la Golf d’Hakim, un jeune étudiant en commerce international… comme tous les étudiants de Rotterdam j’ai l’impression.

Un coup de métro et je retrouve Anne-Cécile (qui m’a reconnu d’un seul coup d’oeil ????). Nous voici dans sa résidence étudiante (la résidence… parce que les étudient, ici, sont comme tous les étudiants. Une imposture ;) où nous attend une petite « Corridor party » au cours de laquelle je fait la connaissance de Bastien, un brave véliplanchiste de la promo d’Anne-C qui deviendra mon hôte pour deux nuits. Une soirée erasmus pas très cosmopolite ou seules deux communautés sont représentées : les espagnoles et les français. Le lendemain nous partons à vélo (le moyen de locomotion par excellence ici) visiter Rotterdam. Une ville où tout ce croisent et se mélangent : les gens, les origines, les milieux sociaux et les styles architecturaux qui frisent le délire. Une ville quoi. Je n’ai encore pas acquis le reflex appareil photo. J’ai donc oublié de le prendre cette fois-ci… J’ai tout de même quelques images de bateaux tout droit sortis du temps des viking, prisent au cours de ma seconde sortie en nocturne.

    

 Rotterdam-Hengelo

Durée : 8 h (dont 6h d’attente) ; Distance : 185 km

Je me poste à la sortie d’une station service à 10h. Au bout d’1h30 Erik me prend pour Utrecht. il m’assure que le problème lorsqu’on fume de l´herbe en conduisant, ce n’est pas le fait de conduire, mais plutôt de réagir au moment de choisir une direction… malgré son GPS on devra quand même faire demi tour une ou deux fois ! Il a voyagé en Australie et en Inde en stop et a aussi fait du wwoof. On se comprend plutôt bien. Plus tard une femme (la première) m’emmène jusqu’à Apeldoorn. Elle aussi a fait du stop en son temps… A Apeldoorn, c’est un jeune fan des Rolling stones qui me prend pour me déposer sur une aire d’autoroute peu avant la frontière allemande, vers Hengelo. Le matin même, il a vu un auto-stoppeur dans l’autre sens et il s’est juré que le prochain il serai pour lui… il l’avait promis, il l’a fait et c’est coup d’bol pour moi ! Après deux heure d’attente a la sortie de cette aire, la nuit est tombée. Je tente ma chance une heure de plus a la lumière devant l’entrée de la station. Échec. Personne ne veut de moi. J’ai même troqué mon optimiste carton « Hannover » contre un plus raisonnable « Germany »… Mais en Vain. Un routier me dit « ah non, désolé, je vais en Norvège » ;  »Queoi !!! Mais moi aussi ! » ;  »ben oui mais si je te prend mon patron va m’tuer…  » ; « snif »… Je décide donc de planter ma tente, là-bas, sur l´herbe et merde, demain il fera jour. pour la première fois quand même, je me demande bien ce que je fait là…

   

Hengelo-Wunstorf ; Durée : 2 h 30 (dont 20 min d’attente) ; 

Distance : 212 km (dont 6 km a pied) 

Ce matin, la tente est complètement trempée. Je range mes affaires avant de me faire réchauffer le reste de pates d’hier. Un p’tit café a la station (qui finira sur mon pantalon) et c’est reparti. Après les 2 premiers camions qui passent sans me voir, s’en est trop. Je prends le sac et longe l’autoroute pendant 3 km jusqu’à la prochaine sortie. Lorsque j’arrive, c’est pas très encourageant. Cette sortie (devenue entrée prise dans l’autre sens) semble déserte. Effectivement, seulement 2 voitures passent en 10 minutes… Mais comme toujours, la qualité vaut mieux que la quantité. Et c’est la deuxième voiture, avec Richard a son volant qui s’arrête. Il est obligé de procéder a 5 minutes de rangement pour me faire une petite place. Cette fois-ci, la chance est revenue (si jamais elle était partie) et Richard m’emmène jusqu’a Wunstorf !… Enfin a 3 km, que je ferai donc a pied. Mais je ne lui en veut pas ! Clin doeil Pendant 200 km on parle de la vie et des choix que l’on fait. Visiblement, le métier de berger lui donne de la matière à réflexion. Lui il est marchant de tapis ! C’est le premier hollandais que je croise qui n’a pas de voiture flambant neuve, ni de GPS. Ça fait du bien. De même que son casse croûte qu’il partage avec bon coeur en s’excusant de n’avoir pas prévu la ration du pauvre… Bref, je ne met finalement pas longtemps a revenir sur mes réflexion d’hier et à ses cotés, je sais de nouveau pourquoi je suis là ! A Wunstorf, je prend le bus pour rejoindre Gerrit qui m’attend chez lui. Il m’offre une chambre, une douche, un café et un coin pour faire sécher ma tente. Je fait la connaissance de Carole et de Baptiste, Pénélope et Mathilde. On parle francais toute la soirée (désolé Gerrit, mais l’allemand et moi…) autour d’une bouteille de vin. Ou plutôt deux d’ailleurs. Ils me sortent les cartes de leur rando en Laponie de l’été dernier et je n’ai plus qu’à rêver !







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