Quand on veut on peut…

15 04 2008

Coucou !

La journée d’hier aura été suffisante pour me redonner de quoi vivre un bien bon moment aujourd’hui. Et puis faut dire aussi que c’est pas si mal le ski bar avec bière, sauna et quand même un petit exercice d’une heure pour l’utilisation de l’ARVA en cas d’avalanche, avec Boris qui n’aura pas été absent trop longtemps.

Ce matin je sentais beaucoup moins mes pieds et beaucoup plus mes capacités à affronter une bonne journée de ski. Le soleil sur le versant Est du Kabnekaise a probablement aussi été pour beaucoup dans ce sursaut d’énergie ! Après un bon bandage j’ai pu finalement chausser les bottes sans trop de mal. A 9h30 nous sommes parti en direction du Kabnekaise. Le vent de face qui balayait la neige nous à permis d’approcher des Rennes bataillant sévère pour trouver quelque chose à se mettre sous la dent. Le sommet du Kabnekaise est toujours dans les nuages que même les fortes bourrasques n’arrivent pas à décrocher. Au bout de 2h30 nous arrivons à l’intersection de deux parcours possibles. A gauche pour le Kabnekaise ou à droite pour un sommet moins élevé et plus accessible. On décide d’aller à droite. Avec tout ce vent la neige n’est pas sûre et de toute façon, quel intérêt d’aller se mettre dans le blizzard du Kabnekaise ? L’ascension de ce versant n’est pas pour autant des plus facile pour le novice que je suis. Les pied commencent à chauffer, la pente augmente et les premières fatigues se font sentir… Lorsque la pente devient trop forte, on est contraint de rejoindre une ligne de crête caillouteuse pour déchausser et gravir les derniers 100m avec les ski sur les épaules. J’en chi comme pas deux. Le fait de marcher ravive mes douleurs, sans compter que je fait pas l’malin de là ou je suis. Les 20 derniers mètres sont sur un travers neigeux qui surplombe un glacier. Boris se propose pour faire le passage et revenir pour porter mes ski. Ça c’est un pote !!

Voilà, le plus dur est fait Boris a bien bosser à me faire la trace durant 4h et à me porter les ski ensuite… on s’autorise un casse-croute bien mérité… sisi pour moi aussi ! Un dernier effort de 15 minuntes conduit Boris jusqu’au sommet par une légère pente. Aprés cette pause, mes pied se sont réveillés. J’ai du mal à rechausser mes ski et j’ai encore une demi heure de descente jusqu’au refuge. Donc je reste à m’économiser…

Lorsque Boris me rejoint je suis fin prêt. On s’élance dans la pente, trop douce d’abord pour permettre à mes petites cuisses de faire de beau virage. Lorsque le dénivelé arrive c’est un vrai bonheur de glisser sur cette blancheur immaculé et illuminée par ce soleil qui ne nous aura quitté que rarement aujourd’hui. Malgré toutes ces années de snowboard, je retrouve vite mes sensations de glisse à ski et malgré les plaintes de mes cuisses, je m’éclate jusqu’au bout !

Ce soir, le bilan est double. Vraiment content de cette journée et plus que dubitatif sur la suite des évènements. Une de mes trois ampoule a vraiment jonglée et maintenant, c’est moi qui jongle. Je suis sensé préparer ma pulka et partir demain pour cinq jour de ski de fond… Mais la nuit porte conseil et comme on s’offre le restau’ dans le refuge de soir, nul doute que ça va me redonner toute l’énergie nécessaire. D’autant qu’au menu ce soir c’est viande d’Élan !!

 La bise !


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