Flash back

28042008

Salut !

Je suis aujourd’hui à København (Copenhague) au Danemark. Je suis arrivé hier dans la voiture de Mickael et Lisbeth qui m’ont invités à rester chez eux. Lisbeth est parti dans la nuit pour Montréal pour l’inspection d’un laboratoire pharmacologique (puisque elle est elle-même biologiste en pharmacologie). Donc on a prévu de se retrouver ce soir à Copenhague avec Mickael (enseignant-chercheur en écologie marine) pour une soirée resto et ciné entre mecs ! Bref, le chemin du retour prend de belle allure d’happy end ! Je pense repartir demain (si je ne reste pas un jour de plus) pour Hamburg où je pense m’arrêter une nuit ou deux chez Wolfgang, Kelly et leurs 4 chiens (pour ceux qui ont suivi).

En guise de flash back pour tout ce temps sans trop d’explications depuis Lygra, je vous propose un « reportage photo »…

Entre Lygra et Bodø : du 25 au 28 mars; Distance : 1400 km

J’ai déjà raconté ce voyage dans un article précédant… voici donc les photos !

La route des fjords entre Knarvik et Ålesund On attaque la montagne John qui goute au fromage de chèvre francais... il aime pas ! Sur l'un des ferries entre Knarvik et Mølde Campement a Mølde C'est moins cher... Robert et Siv m'offrent un gouté sur le bateau, un coca et 300 km de route ! Quand c'est pas aux rennes qu'ils faut faire attention, c'est à une autre bête à 4 pattes ! Après le thé, chez Henning Lorsque le soir arrive quelque part entre Steinkjer et Snåsa, je louche sur une ferme pour passer la nuit Kasparov qui constate les dégâts de la veille lorsqu'on a pas réussi à monter la côte jusqu'à chez lui

Entre Bodø et Henningsvær : du 28 au 31 mars ; Distance : 220 km (dont 100 km en bateau)

Je prend le bateau pour Morkenes l’après-midi du 28 mars. Je vais rejoindre Å dans la foulée pour repartir le lendemain pour la ferme de Knut et Tove à Bøstad où j’espère trouver du travail. Finalement, ils ont du travail, mais pas de quoi me payer. Je reste deux jours chez eux en attendant lundi pour partir à Henningsvær où selon eux, j’ai des possibilités pour trouver du boulot…

Départ de Bodø pour Å i Lofoten Flash back p3280094 Å i Lofoten Ce dimanche, on part à ski avec la famille de Knut et Tove pour retrouver les voisins des environs Je défend cherement les couleurs de la France lors du concours de saut à ski... en ski de fond c'est pas si simple !

Henningsvaæer : du 31 mars au 12 avril Le lundi 1er avril, je me dirige en direction d’Henningsvær sous les conseils de Knut et Tove. Trente minute après être arrivé, je me retrouve habillé en extra-terrestre… et c’est parti pour deux semaines à saler la morue !!

La rue principale d'Henningsvær Mon patron m'a donné un appart de 300 m2 pour mon séjour à Heningsvær ! 1ère étape : la pêche du jour est sortie du bateau La morrue est ensuite vidée. On conserve aussi le foie, les oeufs et la tête dont la langue a été prélevée par les enfants qui le vendent pour leur propre salaire La morrue passe ensuite dans une machine qui découpe l'arrête dorsale. Une foie nettoyées de tout les restes d'entraille, les morrue sont ranger par couches dans des caisses et sont salées 3 semaines après avoir baigné dans cette saumure, les filets sont mis sur palette et salé (à sec) avant d'être expédiés Russes, Ouzbecks, Ukrainiens, Lituaniens et... un norvégien ! Ouin ouin !! Pause café. Tous les jours, Bohan (83 ans) nous ravi avec ses gâteaux toujours différents !

Couleurs des Lofotens Paparazzi polonais en herbe Pause bibine avec Anna-Maria, une autre paparazzi polonaise Sur les hauteurs d'Henningsvær, couché de soleil qui illumine les Lofotens au 1er plan et le continent au 2nd Les cornes de brumes rugissent lors du croisement de deux express cotiers Hurtigruten dans le soir d'Henningsvær. Sêchage de chaussettes pendant mon affût à l'Aurore boréale Aurore boréale

Kabnekaise : du 12 au 18 avril

J’ai rencontré Boris à Henningsvær 2 jours avant. Comme je l’ai dit dans un autre article, il est en Norvège pour 4 mois histoire de se faire un maximum de sommets en ski de rando. Le samedi 12 avril, on part d’henningsvær ensemble pour Abisko. Boris envisage de rester 3 ou 4 jours au Kebnekaise, quant à moi, je compte ralier le Kebnekaise à Abisko en ski de fond après son départ… Tout ne c’est pas passé comme prévu !

On se prépare pour 19 km jusqu'au refuge du Kabnekaise C'est beau d'rêver ! La Laponie c'est plat, très plat, affreusement plats !! Aprés 4h, je décide enfin de remettre mes bottes de marche... trop tard ! Depuis le refuge du Kabnekaise Soirée aux chandelles Aprés le lundi d'immobilité forcée, je me met dans les traces de Boris en direction du Kabnekaise Quand je dit dans la trace, c'est pas peu dire... Boris se l'est tappée pendant 4 h !! On a marché les derniers 100 m sur la crête en contrebas... pas si facile Le boulet... sur les derniers mètres Boris a porté mes skis !! Je suis quand même redescendu par mes propres moyens Peu pas s'empêcher de faire son malin celui-là... Et avec le style s'il te plait ! Bon ben y'a plus qu'à rentrer... Home sweet home Une fois rentré y'a pluqu'à constater les dégats... beuuuh Bon ben salut Boris, j'espère que t'as pas trop honte de rentrer en scooter ? Ok j'ai rien dit... p4170709.vignette après un petit tour à l'hopital de Kiruna, je me retrouve avec une infection au pied droit... j'vois pas pourquoi ?

Entre Abisko et Stockholm : du 18 au 22 avril ; Distance : 1300 km (dont 400 km en train)

J’ai hâte de laisser derrière moi cet échec au Kebnekaise… j’ai maintenant une revanche à prendre ! Je fais du stop entre Abisko et Kiruna puis faute de pouvoir rester plus longtemps debout, je prend le train jusqu’à Luleå. Je rencontre le soir même Krister, avec qui je vais passer un peu de temps. Je vais rester deux nuits à Luleå. Le 20 avril je repars en stop et m’arrête à Umeå qui est un gros spot à ornitho parait-il. Je me trouve une grange avec du foin non loin d’une rave party pour Cygnes, Oies et autres Grues. Je repars le 21 pour m’arrêter à 250 bornes de Stockholm aprés avoir fait de chouettes rencontres.

Un Elan un peu dingo sur la route de Kiruna Luleå prise dans les glaces pendant 4 mois en hiver Luleå est la capitale des brises glaces qui assurent l'ouverture des voies de commerces maritimes Chez Krister et Britt, mes hôtes de Luleå Krister et Britt habitent l'un de ces appartements en bord de mer Aprés 2h de marche, je trouve un bout de campagne suèdoise trés prisée par les grands migrateurs En vol Mon logement pour la nuit Cette partie de la Suède est jonchée de ces granges au milieu des champs Bivouac entre Umeå et Stockholm p4210773.vignette A la belle, tranquille pépere...

Stockholm : du 22 au 26 avril

A peine arrivé sur le bord de la voie rapide en ce matin du 22 avril, que Mats s’arrête pour m’emmener 250 km plus loin dans une ville de la banlieue à 10 minutes de Stockholm. Le café qu’il m’offre depuis sa thermos est comme une délivrance après la privation d’eau depuis hier soir.

A midi je mange avec Silvia, la copine de Cinzia que j’ai rencontré dans ma première ferme en Norvège. Je passe l’aprés midi dans des musées, avant de m’inquiéter de mon logement pour le soir. La plupart des auberges de jeunesse sont fermées et je galère un peu pour finalement trouvé un lit dispo dans une AJ sur un bateau. Après une bonne douche, je retrouve un groupe de français que j’ai rencontré dans la principale auberge de jeunesse de la ville. On passe la soirée ensemble. Le lendemain, je passe une heure à chercher une AJ pour la nuit suivante, en vain. je décide de profiter de ma journée et advienne que pourra… Vu la chaleur qu’il fait depuis 1 semaine, je me rafraîchi à bord d’un Kayak de mer que je loue pour 3 heures. Cette visite insolite est un pur régal. Le soir je retrouve mes frenchies dans l’auberge de jeunesse toujours comblée. Lorsqu’on se couche à cinq heure du matin, je squat finalement un matelas dans une des chambres… à l’oeil !

Ce jeudi 24 avril, je décide de vivre mes derniers instants à Stockholm en visitant la maison des parcs nationaux, à 20 km au sud du centre ville. Je découvre une fois là-bas que le site est également une des entrées du parc national de Tyresta. Je décide donc de partir pour 2 ou 3 jours dans le parc histoire de changer d’air. Je passe 3 jours et deux nuit à travers des forêts tourbeuses et des lacs somptueux (un peu froids quand même) avec pour voisin des plongeons arctiques, Garrots à oeil d’or, Grues cendrées et autres Bernaches… Le tout sous un soleil estival !

Stockholm Le Vasa, un vaisseau de guère qui a coulé en 1600 dans la baie de Stockholm et qui a été renfloué dans les années 80. Les parisiens envahissent Stockholm... merci Ryanair ! Candys n'est pas de Paris, mais de Caen Mon hotel pour ma première nuit à Stockholm Ouah le mec ! Celui là je l'ai laissé passer... De retour dans Stockholm La vie gagne toujours Rando dans le parc national de Tyresta Parmis les premières fleurs du printemps : l'Hépatique à trois lobes Rencontre de Lindsay (américaine) et Pieter (Belge)... ils ont allumé le feu que je vais squater ce soir ! Le campement de la première nuit à Tyresta À la santé de Geritt et Carole ! C'est toujours plus sympa de sortir des sentiers battus... Instant de méditation avant le grand plongeon... ...qui ne doit pas trop tarder, sinon c'est foutu ! Ce soir c'est saucisses !

Entre Stockholm et Copenhague : du 26 au 27 avril ; Distance : 650 km

Je rejoint Stockholm en début d’après-midi le 26 avril. Un Tram me conduit en banlieue sur la bonne route et je commence à faire du stop. Comme depuis le début en Suède, la chose est très facile et je n’attend pas longtemps avant que la première voiture ne s’arrête. A 18 h je me trouve à Linkøping, à 200 km au sud de Stockholm. Je n’en partirai pas avant le lendemain. A 19h je décide de rejoindre l’auberge de jeunesse. Après 3 jours de rando j’ai vraiment besoin d’une douche ! Lorsque j’arrive, l’AJ est fermée. Forcément. Je retourne à la gare et passe 1 heure à envoyer des messages de détresse à un maximum de couchsurfer, avant de rejoindre l’AJ pour tenter ma chance… Qui ne met pas longtemps à (re)venir. Je croise Thomas qui descend d’une voiture et se dirige vers l’AJ. Je lui demande de m’offrir une douche. Il accepte. Il me parle un français aux accents Algéro-suédois (il est suédois et a travaillé plusieurs mois en Algérie) des plus marrant, pendant que l’on cherche les clé de sa chambre dans une vraie chasse au trésors digne des années de gloire de ma chère mère. Lorsque l’odeur de mes pompes surgit (je ne sait même pas si j’ai eu le temps de défaire mes lacets) il m’assure que peut de suédois auraient accédé aussi gentiment à ma requête. Je lui soumet l’idée que c’est peut-être l’air de l’Algérie qui lui a donné cette chaleur humaine… Thomas est pressé. Il est responsable d’un club de judo et ce soir il fête la victoire de son club à un tournoi qui a eu lieu aujourd’hui. Je le quitte donc rapidement et contrôle mon portable qui a bipé dans la douche. C’est un message de Teddison, un français étudient erasmus qui répond à ma bouteille à la mer ! Je prend le bus et le rejoint dans son campus. Il me donne le double de ses clés, me montre le frigo plein de bières, la laverie et me donne rencard 10 minutes plus tard pour une erasmus party dans le campus… A 3h, je ronfle comme un bébé.Je pars de Linkøping en début d’après-midi du 27 avril (hier en fait). Le chauffeur de bus m’avance gratuitement jusqu’à la voie rapide ou je commence le stop. Encore une fois, j’attend 2 minutes avant que Eva et Lars s’arrêtent pour donner un lift de 250 km. Je m’arrête manger et reprend le stop. Cette fois je vais attendre 3 minutes pour finalemnent rencontrer Mickael et Lisbeth que j’ai présenté plus haut et qui m’emmeneront jusqu’à Copenhague !




Stockholm

23042008

Hei oh !

Je vous écris depuis mon hôtel flottant amarré non loin du centre ville dans l’archipel de Stockholm. Je suis arrivé hier matin après 2 nuits sur la route entre Luleå et Stockholm.

Pour l’heure, je ne vais pas m’attarder plus longtemps. Il est déjà tard et j’ai encore beaucoup de choses à voir… parce que, vous me croirez ou non, mais malgré la densité impressionnante de français (merci Ryanair), je suis amoureux de cette ville !! C’est la première fois que j’aime vraiment, pour de vrai, être en ville… c’est le début de la fin.

Bon… malgré plusieurs essais, je n’ai pas la verve aujourd’hui. Donc vous allez devoir vous en tenir là bande de p’tits veinards. Et si vous ne me croyez pas, ben faut venir. J’ai rencontré une française qui a payé 20 € son allez-retour Paris-Stockholm. Je veux pas faire de pub pour ce genres de pratiques, mais… disons que c’est juste pour info !

A la prochaine

Pour ceux que ça intéresse, mes problèmes de pieds ne sont plus qu’un brûlant souvenir, tout est rentré dans l’ordre ! Donc je suis tout disposé à courir les rues de Stockholm et faire du tourisme un peu plus normal… comme me la si sagement suggéré Annie ! emoticone




De nouveau sur la route

19042008

Salut,

Me voici arrivé sur la côte Est de la Suède, à Luleå. Après mon rapatriement en motoneige, j’ai fait un petit détour par l’hôpital de Kiruna sous les bons conseils de ma chère maman… et bien entendu elle avait raison. Le pied enflé, rouge, la jambe douloureuse et les ganglions qui s’excitent, de la fièvre et des courbature, cette charmante doctoresse danoise n’a pas mi très longtemps à me diagnostiqué une infection à l’une des ampoules du pied droit. Donc je suis reparti pour Abisko avec des antibio et des bains de pied à faire 2 fois par jour…

J’ai fait le trajet en stop entre Abisko et Kiruna. Mais ne pouvant pas rester plus longtemps debout, j’ai finalement pris le train à Kiruna pour Luleå. Faut avouer aussi que le train n’est vraiment pas cher en Suède, pour un meilleur confort que les nouveaux TER français !

Pour 17 €, j’ai posé mes valises dans un hotel tranquile de la ville. Je m’installe peu de temps aprés à l’une des tables d’un pub avec des tireuses à bière à perte de vue. Krister vient me rejoindre rapidement et commence à me raconter sa vie. Il a 57 ans et est passé quelque fois à coté de la mort avant d’avoir un pacemaker. Sa femme est dans un fauteuil roulant. Donc il me dit de pas être effrayé, qu’il essaye de profiter de la vie et de parler aux gens. Donc il me parle. Sa compagnie est un peu étrange, un peu lourde parfois, mais sympathique. Finalement il m’embarque chez lui pour m’offrir un thé et à manger. On arrive en plein milieu d’un repas d’anniversaire d’une des 10 aides à domiciles qui s’occupe de sa femme… de charmantes compagnies, la plus part africaines. Donc c’est un festival de glace à la vanille, pastèque et melon ! Je repars un peu plus tard avec la promesse de krister de m’emmener où je veux pour me faire visiter ce que je veux le lendemain… bon.

Je vais prendre de nouveau la route pour Stockholm demain, après avoir fait mon petit tour de Luleå aujourd’hui. Je suis toujours à la recherche d’un ordinateur muni d’un logiciel de traitement d’image pour réduire mes photos, de manière à un peu moins parler et un peu plus montrer… en attendant, bonne lecture !




Kabnekaise 2 – Sylvain 0

16042008

Voilà, après m’avoir fait comprendre hier que je n’était qu’un jeune sot naïf en me montrant mes limites en tant que skieur hors piste, le Kabnekaise vient aujourd’hui encore de me donner une nouvelle leçon. A moins que ce n’ai finalement été que deux actes de clémence de sa part en me contraignant à prendre les bonnes décisions au bon moment… Car qui sait ce qui aurait pu arriver si j’avais persister dans mes ambitions aussi bien hier qu’aujourd’hui ?

Ce matin je suis réveillé beaucoup trop tôt. J’ai passé une nuit affreuse à digérer mon repas d’hier au restau’ avec Boris… Même la gnôle des voisins de chambrée compatriotes de Boris n’y a rien fait. Je suis toujours incertain de la marche à suivre pour la journée. Vais-je suivre Boris dans la « ski-mobile » faisant la navette sur les 19 km qui sépartent le refuge du Kabnekaise et le parking de Nikkaluokta où vais-je louer les skis adéquats pour entamer les 90 km qui me séparent d’Abisko ? Je décide d’attendre 9h pour l’ouverture du magasin de location et contrôler l’état de mes pieds dans les chaussures de ski nordique. A 10h j’ai fait mon choix. Je laisse Boris retourner seul jusqu’à la voiture. Mes pieds sont supportables et je ne veux pas laisser tomber aussi facilement ! D’autant plus que j’ai encore une semaine de bouffe dont je ne vais pas savoir quoi faire si je renonce maintenant… 

La pulka est chargée à 13h et je prend la piste. Le blizzard souffle à raison de 15 m/s et camouflé sous mes vêtement de gros temps, j’affronte ce vent contraire qui soulève des nuages de neige à n’en plus finir. Mais j’avance. Courbant l’échine et remerciant mes pieds qui ne font pas trop souffrir. J’ai choisi de rejoindre la piste balisée en contrebas en suivant les courbes de niveau depuis le refuge, décision qui me vaut finalement de peiner encore plus dans la poudreuse et les congères… Au bout d’1h j’ai fait 2km. Je gravis maintenant une pente d’environ 15 degrés qui avec la pulka et le blizzard me fait reculer de deux pas quand j’en fait un. Mais comme je suis pas doué en calcul, j’arrive quand même au sommet de cette colline. La vallée s’ouvre devant moi. C’est celle qui doit me mener au refuge suivant à 12 km de là. Soudain j’ai un flash. Je ne me souvient pas avoir mi la pelle dans la pulka… elle est resté au refuge. Le temps de réfléchir à un moyen de me la faire convoyer par un autre randonneur au prochain refuge le lendemain, une bourrasque de vent un peu plus forte me jette à terre. Contraint dans mes brancards, je m’aide de mes bâtons télescopiques. L’un deux semble s’être enfoncer dans la neige jusqu’à la poignée. Lorsque je le relève, je constate évidemment qu’il s’est en fait « retéléscopé »… sauf qu’il m’est impossible de le faire ressortir ! Je me retrouve donc couché dans la neige, le blizzard qui redouble, avec une pelle oubliée au refuge et un bâton et demi… Lorsque j’arrive finalement à me relever je rejoint un rocher derrière lequel il semble y avoir moins de vent… il semblait juste. Je m’accorde quand même une pause thé en énumérant les possibilités. Y’en a pas des masses, d’autant que maintenant que je suis refroidit, mes pieds me font de nouveau souffrir… Je décide donc de rebrousser chemin. J’ai toujours un bâton et demi mais au moins, j’ai le vent dans le dos ! Sauf que… maintenant j’ai la pulka qui m’entraîne dans les descentes !!! Quelques chutes me refroidissent très vite et je bataille sévère pour réussir à remettre mes moufles de duvet avant que mes doigts ne gèlent… je crois que ça peut aller vraiment très vite ces conneries !

Bref, je suis de retour au refuge à 15h30. Le temps passé au guichet pour relouer un lit, j’ai une baisse d’énergie phénoménale. Je me vautre finalement dans le lit, courbaturé, les pied en feu et petit à petit j’arrive à la décision de prendre le scooter demain et rentrer à Abisko… fini pour moi la balade à ski ! Dire qu’avec Boris, lors de notre marche de dimanche dernier jusqu’au refuge, on s’était marrer en voyant la tête des gens qui revenait par la « snow-mobile »… Ben voilà, lui l’a prise ce matin et moi je vais la prendre demain !! Lorsque qu’après une sieste comateuse je retourne au magasin pour rendre mes ski, le guide me réconforte quelque peu. Il me dit avoir fait le bon choix car le temps empire d’heure en heure, prévoyant pour demain des vents à plus de 20 m/s et n’espérant des jours meilleurs qu’à partir de samedi… Bon.

Voilà voilà. Le bilan c’est que beaucoup de choses se sont cumulées ces derniers jours. Les ampoules du premier jour, la fatigue de la rando d’hier due à un sévère manque d’entrainement, le repas qui n’était pas forcément très adapté à la journée qui allait suivre, la tempête et… une grosse dé-motivation liée à une activité qui ne m’a pas vraiment emballée aujourd’hui : tracter une pulka de x kg, dans la tempête avec des pieds foireux et avec pour seul compagnie soi-même… c’était plus qu’il n’en fallait. 

Demain je vais donc me retrouver sur la route de Stockholm, à 1300 km d’Abisko. Le voyage se retrouvant amputé d’une semaine je vais analyser ce soir de nouvelles possibilitées… à moins que je ne décide de rentrer plus tôt en France !

Let’s see ! Bye bye




Quand on veut on peut…

15042008

Coucou !

La journée d’hier aura été suffisante pour me redonner de quoi vivre un bien bon moment aujourd’hui. Et puis faut dire aussi que c’est pas si mal le ski bar avec bière, sauna et quand même un petit exercice d’une heure pour l’utilisation de l’ARVA en cas d’avalanche, avec Boris qui n’aura pas été absent trop longtemps.

Ce matin je sentais beaucoup moins mes pieds et beaucoup plus mes capacités à affronter une bonne journée de ski. Le soleil sur le versant Est du Kabnekaise a probablement aussi été pour beaucoup dans ce sursaut d’énergie ! Après un bon bandage j’ai pu finalement chausser les bottes sans trop de mal. A 9h30 nous sommes parti en direction du Kabnekaise. Le vent de face qui balayait la neige nous à permis d’approcher des Rennes bataillant sévère pour trouver quelque chose à se mettre sous la dent. Le sommet du Kabnekaise est toujours dans les nuages que même les fortes bourrasques n’arrivent pas à décrocher. Au bout de 2h30 nous arrivons à l’intersection de deux parcours possibles. A gauche pour le Kabnekaise ou à droite pour un sommet moins élevé et plus accessible. On décide d’aller à droite. Avec tout ce vent la neige n’est pas sûre et de toute façon, quel intérêt d’aller se mettre dans le blizzard du Kabnekaise ? L’ascension de ce versant n’est pas pour autant des plus facile pour le novice que je suis. Les pied commencent à chauffer, la pente augmente et les premières fatigues se font sentir… Lorsque la pente devient trop forte, on est contraint de rejoindre une ligne de crête caillouteuse pour déchausser et gravir les derniers 100m avec les ski sur les épaules. J’en chi comme pas deux. Le fait de marcher ravive mes douleurs, sans compter que je fait pas l’malin de là ou je suis. Les 20 derniers mètres sont sur un travers neigeux qui surplombe un glacier. Boris se propose pour faire le passage et revenir pour porter mes ski. Ça c’est un pote !!

Voilà, le plus dur est fait Boris a bien bosser à me faire la trace durant 4h et à me porter les ski ensuite… on s’autorise un casse-croute bien mérité… sisi pour moi aussi ! Un dernier effort de 15 minuntes conduit Boris jusqu’au sommet par une légère pente. Aprés cette pause, mes pied se sont réveillés. J’ai du mal à rechausser mes ski et j’ai encore une demi heure de descente jusqu’au refuge. Donc je reste à m’économiser…

Lorsque Boris me rejoint je suis fin prêt. On s’élance dans la pente, trop douce d’abord pour permettre à mes petites cuisses de faire de beau virage. Lorsque le dénivelé arrive c’est un vrai bonheur de glisser sur cette blancheur immaculé et illuminée par ce soleil qui ne nous aura quitté que rarement aujourd’hui. Malgré toutes ces années de snowboard, je retrouve vite mes sensations de glisse à ski et malgré les plaintes de mes cuisses, je m’éclate jusqu’au bout !

Ce soir, le bilan est double. Vraiment content de cette journée et plus que dubitatif sur la suite des évènements. Une de mes trois ampoule a vraiment jonglée et maintenant, c’est moi qui jongle. Je suis sensé préparer ma pulka et partir demain pour cinq jour de ski de fond… Mais la nuit porte conseil et comme on s’offre le restau’ dans le refuge de soir, nul doute que ça va me redonner toute l’énergie nécessaire. D’autant qu’au menu ce soir c’est viande d’Élan !!

 La bise !




Ski bar…

14042008

Salut,

Quel endroit insolite pour écrire sur Internet… un refuge au pied du Kabnekaise ! Mais c’est un peu plus qu’un refuge puisque il y a aussi un magasin de location de ski, quelques denrées de base, un restaurant bien sûr et un sauna de 15 m2…

Nous sommes donc arrivés hier soir après 5 heures de marche pour 20 km et seulement 200 m de dénivelé positif. Donc vous l’avez compris, c’était plat ! Je crois que j’ai jamais autant souffert au court d’une rando. Faut dire aussi que le ski de rando n’est pas vraiment adapté pour ce genre d’exercice puisque dans ces larges vallées plates de Laponie, le ski de fond est roi. Le mélange pulka/ski de rando est d’ailleurs assez peu rependu (voir complètement rare) puisque il n’est guère possible de gravir de gros dénivelé en tractant une pulka (la mienne pèse autour de 35 kg). Mais j’avais besoin à la fois des ski de rando pour le sommet et à la fois de la pulka pour transporter mon sac et toute la bouffe pour une semaine, même si le parcours est jalonné de points de ravitaillement (aux tarifs évidemment exorbitant).

Au bout d’une heure j’avait les pieds qui chauffaient dangereusement. Au bout de 3h30 j’ai troqué mes bottes de ski contre mes bottes de marche…  Si seulement j’avais pris cette décision avant ! Ce fut une renaissance de marcher sur cette piste damée par le passage répété des skieurs et des motos-neige. Après 5h, le sauna fût une délivrance que je n’aurait jamais suspecté… sauf que… le strap n’a en rien évité la formation d’ampoules plus grosses que mon pied (sur chaque pied bien sûr) et au contraire, a fortement augmenté la douleur lorsque il a fallu décoller le bandage de la chair à vif… hummm.

Donc me voici, à écrire sur Internet en plein milieu de la journée au lieu de bouffer de la neige ! Ni le temps neigeux ni mes douleurs de nous permettaient de tenter l’ascension du Kabnekaise aujourd’hui qui est à 6h de marche (à ski). Nous avions donc prévu un plus petit parcours de 3h juste au dessus du refuge. Lorsque il a fallu rejoindre mes ski chaussé de mes bottes, j’ai senti que ça ne le ferrai pas. Lorsque j’ai chaussé les ski, j’ai peut-être fait 5 m, puis… : « Bon ben Boris, je crois que ce sera sans moi ».

Voilà comment s’achève un doux rêve… Je ne sais vraiment pas si je vais finalement pouvoir faire un sommet avec Boris avant qu’il ne parte mercredi ou jeudi. Quand à rejoindre Abisko ensuite… Certes je vais pouvoir échanger mes ski de rando contre des ski de fond mais est-ce que ca va le faire ??? Nous verrons bien !

Alors, la bise et au plaisir !




Rando à ski

13042008

Salut à tous

Je profite d’une improbable ouverture de la bibliothèque de Kiruna pour vous donner quelques nouvelles.

Je suis resté dans les Lofoten jusqu’à hier. Deux semaines pendant lesquelles j’ai travaillé dans une usine de transformation de morue pour gagner de quoi financer ma rando à ski. Et ça a plutôt bien marché puisque j’ai fait de magnifiques rencontres et ramassé environ 1200 € !!! Par-mis ces rencontres, je ne citerai que Boris, un jeune suisse-allemand dynamique de 35 ans qui a plaqué sa meuf, son boulot (ingénieur dans le génie civil) et son appart’ pour passer 4 mois en scandinavie et se farcir le plus de sommets possibles en ski de rando…

Aujourd’hui, je suis donc avec Boris à Kiruna, en Suède. Dans une heure nous partons ensemble pour le Kebnekaise, le point culminant de la Suède (2111 m) que l’on devrait affronter demain si tout va bien… Un autre sommet est prevu pour mardi avant que Boris retourne en Norvège rejoindre des amis mercredi. Quant à moi, je vais partir du refuge au pied du Kabnekaise (que l’on rejoint cette après-midi) pour un périple de 5 jours dans les vallées enneigées, tractant ma « pulka » pour rejoindre Abisko, la ville où j’ai loué tout le matos (ski, pulka, ARVA).

Bref, pas mal d’aventure à venir ! Si le temps le permet….

A bientôt !!! (j’espère emoticone)







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