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Il pleut, il pleut berger…

23022008

Hello les loulous,

Me voici a Lygra sur la côte ouest. Je suis parti de Moslid mardi 19… tout va pour le mieux, mais évidemment, maintenant, il pleut.

Mardi 19 février : Åmot – Haugesund :

Distance : 230 km ; durée : 3h30

C’est le grand départ. Pas d’éfusion de larmes d’un coté ou de l’autre. J’ai simplement fait du bon travail. Merci.

Finalement, Anna n’est pas venu. Il a fallu que je trouve un autre moyen pour rejoindre Bergen. J’ai rencontré Martin deux jour avant. Il est routier et fait souvent le trajet Oslo-Haugesund et cerise sur le gâteau, il a été wwoofeur a Moslid. on a le même avis sur la question… Bref, nous voici parti pour 3h30 de route à travers la montagne. C’est de nuit, dommage, car le paysage semble magnifique. De l’autre côté, versant ouest, c’est le brouillard et la neige va en diminuant jusqu’à disparaître complètement une fois qu’on atteint le niveau de la mer. Vers 21h30, on arrive à Haugesund, une bière et au lit ! La cabine est bien confortable avec ses deux couchettes !

 Jenny et Martin Il pleut, il pleut berger... p2192126.vignette

Mercredi 20 février : Haugesund-Forde

Distance : 50 km ; durée : 5h

 Une charmante nuit de camionneur. Au petit matin, on décharge le camion dans une folle ambiance de métro-boulot-dodo comme ça ne me manque pas beaucoup. Puis vers 9h, Martin me dépose devant la gare routière. C’était un bien bon moment partagé avec cet anglais (qui parle un peu français en plus !!) venu s’installer en Norvège pour vivre ce paysage et fuir un gouvernement qui ne lui correspond pas vraiment. Il a trouvé Jenny, ma logeuse officielle de Rauland qui m’a si bien accueilli. Merci à vous deux et bon vent !

Au saut du lit... Martin !

Aujourd’hui, il fait beau. Une belle journée, comme je vais peu en voir dans cette partie de la Norvège. Belle journée pour faire du stop. heureusement car je vais attendre 5h à Haugesund avant que quelqu’un s’arrête (je ne compte pas les deux rigolos qui on fait comme si…). Finalement, Oscar me délivre de ce calvaire et m’emmène 10 km plus loin. Je découvre enfin la campagne de la côte ouest… Tout bonnement magnifique. De l’eau, des tourbières, des landes, des pinèdes. Un festival de couleurs qui me redonne envie de planter la tente, n’importe où. On comprend beaucoup mieux le style bien rependu des couleurs des maisons norvégiennes. Jaunes, rouges, vertes. Un style qui fait tâche en France, mais qui ici, s’inscrit pleinement dans le paysage. Après qu’Oscar m’ait déposé, j’attend cinq minutes et une jeune maman s’arrête. Son nom est imprononçable et je suis de toute façon trop occuper à observer ma vie défiler devant mes yeux en pariant sur lequel des virages sera le dernier. Elle me dépose enfin à Forde, juste avant l’entrée d’un tunnel qui passe sous la mer. Je suis las de faire du stop. J’ai trop envie de profiter de cette fin de journée ensoleillée et je décide de partir à l’aveuglette histoire de trouver un chouette coin pour passer la nuit, si possible, sans planter la tente… Bingo ! Après une sympathique marche au milieu des tourbières, je fait envoler cinq Cignes au fort accent bewicien annonciateurs d’un doux présage. Il ne me faudra pas longtemps pour déboucher sur un hameau de résidences (pour la plupart secondaires) qui surplombe un lac aux allures Cantaliennes. Je furete par ci par là et je découvre une jolie petite bicoque sur les berges et, merci la Norvège, le « pool house » est ouvert ! Une partie avec les cannes à pêche et l’autre avec la table, les chaises et le matelas !! Je passe donc les dernières minutes de jour à pêcher (sans beaucoup de résultat comme les plus médisant pourront s’en douter) en attendant de voir si d’éventuels propriétaires pointeraient le bout de leur nez… mais non. Ce soir, c’est mon soir.

p2202137.vignette Mes voisins d'une des rives d'en face Y'a pas trop d'arbres autour... ouf ! Livre de circonstance... Pas mal ce matelas !

Jeudi 21 février : Forde - Bergen 

Distance : 80 km (dont 20 km en ferry), durée :4h (dont 2 h d’attente)   

Ce matin, j’avais prévu de pêcher le p’tit déj. Ben vu le temps, je crois que je vais pas moisir ici. Je suis bien content d’avoir profité de cette fin de journée hier. Je repars donc vers la route de Bergen, par les petites routes cette fois, j’ai tendance à m’enfoncer dans les tourbières avec ce sac. La seule voiture qui passe, elle s’arrête. C’est toujours comme ça. Plus t’es pommé, plus t’as des gens qui prennent le temps. Un papi tout gentil qui me crois débarqué d’une autre planète. Il a pas tout à fait tord. Il me dépose sous un abri bus (il ne croit pas trop à mon histoire d’auto-stop) qui me protège quelque peu de la pluie. Je n’attend pas trop longtemps. Le nom de mon deuxième chauffeur est resté dans la voiture, mais c’est un jeune sympathique qui me dépose juste à la sortie du tunnel cinq km plus loin. C’est sympa, mais du coup j’ai plus d’abri et je suis donc contraint de porter mon sac. Heureusement, la pluie aide à mon look de voyageur en détresse et peu après, un autre jeune s’arrête pour m’emmener à Leirvik. C’est l’occasion pour moi de prendre un bon café avec ce qui pourrai s’apparenter avec des pains au chocolat… à la Norvègienne bien sûr…Quelques minutes plus tard Knut Eide m’embarque. Ce norvègien aux airs british a des racines écossaise… sans blague ?! On prend le ferry tous les deux (qu’il me paye en passant) et une fois à Bergen, il prend le temps de me montrer tout ce qu’il y a voir entre la gare routière et la gare ferroviaire. Après un café au bistro de la gare, on se quitte bon amis… Je passe pas mal de temps a chercher un hôte sur Internet, histoire de rencontrer quelqu’un et en plus pour ne pas payer une nuit d’hotel. Mais aucun couchsurfer (www.couchsurfer.com) ne répond à mon appelle de détresse… Je vais donc dans une auberge de jeunesse où je tarde pas à rencontrer plusieurs personnes sympathiques : allemands, danois et japonais ! Je passe la soirée avec Daniel, un allemand doctorant qui vient pour 4 ans à Bergen et dont le sujet d’étude est de définir des pistes de travail pour développer l’achat de produits durables par les consommateurs… Bon courage mon pote ! En attendant, nous devrions être amené à nous revoir dans les semaines à venir.

Arrivée à Bergen 

Vendredi 22 février : Bergen – Lygra 

Distance : 40 km, durée : 1h30 (dont 1h d’attente)

Ce matin, je ne sais pas trop sur quel pied danser. Partir aujourd’hui ou rester un jour de plus ? Finalement, la pluie s’arrête. Je pars donc grimper 300 m pour rejoindre un point d’observation qui domine la ville. C’est un peu le Fourvière de Bergen. J’essai ensuite trouver des couchsurfer pour la nuit. En vain. Finalement, je décide de prendre le bus jusqu’à la ferme. Sauf que… ma carte bancaire refuse que je retire de l’argent. M’enfin !? Je passe donc la journée au téléphone entre papa, maman et la banque pour essayer de régler ce problème. Mais non ça ne marche pas. J’ai pas un rond en poche. Je ne peu donc pas prendre le bus car il faut payer auprès du chauffeur. Je prend donc les boules et décide de faire du stop. Il est 16h30. Je sors un peu du centre ville et me poste peu avant la nuit. C’est Christine et Jorum, sa maman, qui s’arrêtent 10 minutes plus tard. Elles sont bien charmante toutes les deux et elles proposent d’appeler Erik (mon fermier d’accueil) pour savoir si elle peuvent se permettre de faire le détour. Finalement, c’est Erik qui vient me chercher. Merci à toutes les deux ! Lorsque je vois arriver une paire de phares bien fatiguée, je sent que c’est pour moi. Et oui ! Le camionnette a justement choisie ce jour pour tomber en panne d’alternateur… « Welcome » me lance Erik. Je sent déjà que je vais me plaire ici.

« Home sweet home ». On arrive enfin, grâce à la collaboration de quelques locaux. Je fait la rencontre d’Annette qui nous attend avec un bon petit repas bien au chaud. Ça fait du bien de se sentir a son aise chez quelqu’un. Je me sent tout de suite bien accueilli, comme chez moi, sans manières superflus. Welcome and help your self !

Erik à 32 ans et est originaire de la région. Il est passionné par sa culture (notamment culinaire) et souhaite la faire vivre (c’est quand tu veux !). Annette a 28 ans et est originaire d’Oslo. Elle est passionnée par les plantes et les travaux manuels. Elle travail en tant qu’animatrice quelques heures par semaine dans le centre de recherche de l’île qui propose des attractions autour de l’histoire et de l’environnement de l’Ile, ainsi qu’à Oslo, dans une chaîne de supermarché où elle fait la promotion des produits bio. Elle s’occupe aussi de l’entretien du gîte. Leur ferme est principalement maraîchère, avec tout de même une quinzaine de brebis et la basse-cours. Ah oui, j’oubliais. La ferme est sur une île d’environ 200 ha, dans un fjord. Cinquante pourcent de l’espace est utilisé par les brebis (ancienne race locale « wild cheep ») qui pâturent les communaux de tourbières et autres pelouses de lichens à raison d’une brebis/ha ! Il y a une quinzaine de fermes sur l’île dont environ trois sont « professionnelles », pour un total d’environ 180 brebis sur l’île.

Dans la soirée, on reçoit la visite d’Ole, un voisin d’une cinquantaine d’année qui est aussi le directeur de la « chambre d’agriculture » régionale. On sera amené à se revoir. Aujourd’hui, c’est samedi. Le week-end ici, c’est vacance. Nous somme donc allé chez Ole pour visiter la maison qu’il a construit. Je crois que je vais échanger quelques heures de coup de main contre des sorties en mer pour pêcher le harreng… ça me semble un bon deal !

 Bergen et son histoire Le marché au poisson quotidien Le port Des couleurs norvégiennes Mais si je suis monté à pied ! Vue de Bergen re

A bientôt !




Journée ski de fond

16022008

Bonjour à tous,

Mon séjour à Moslid touche à sa fin. Je dois avouer que ce n’a pas été facile tous les jours ici. Pas de réelle ambiance dans la ferme, ou alors pas très bonne (surtout avec Jenny) et un profond sentiment d’avoir été exploité… Heureusement que pendant les deux dernières semaines, Cinzia, une wwoofeuse italienne, m’a rejoint à la ferme. J’ai décidé de poursuivre jusqu’au bout de mon engagement. Pas par grandeur d’âme, non non, mais plutôt par intérêt. D’une part la compagnie de Cinzia ¨s’est avérée salvatrice et d’autre part, mon voyage hebdomadaire jusqu’à l’université d’art traditionnel de Roland où je venais apprendre le folk norvégien s’est soldé par un festival folk du mercredi 13 au dimanche 17 février. L’effort a été mintes fois récompensé au cours de ces derniers jours. Deux nuits de concert au pub local avec musique hongroise, anglaise, norvégienne et francaise (Emmanuel Pariselle et Didier Oliver) !! De très bonnes rencontres et de fabuleux moments. J’ai donc décidé de m’accorder une rallonge et je suis donc de retour aujourd’hui pour une dernière nuits de danse. Pour se faire, j’ai du prendre de l’avance dans mon travail à la ferme. Je me suis retrouvé à 21h hier, par -15 degré, a tuer et plumer un coq pour le french « coq au vin » de demain avec Anna, l’ami de Ole et Jenny avec qui je vais me rapprocher de Bergen. Ce qui, en plus du fait que cette charmante personne est prof de traction animale dans une école d’agriculture à 50 km de Bergen, constitue une très bonne raison d’avoir attendu jusqu’ici. Le départ semble être prévu pour le mercredi 20 prochain.

Au cours de ce festival, j’ai fait la connaissance d’Enders, un naturaliste en mal de compagnons de prospections. Grâce à lui, j’ai vécu la plus belle journée de mon séjour ici. Cétait jeudi dernier. La veille, le jour même de mon quart de siècle après avoir passé la journée à creuser un drain dans la glace en prévision du dégel, nous passons notre première soirée du festival au pub de Roland où à lieu le concert. C’est autour d’un bon verre de vin entre deux discussions ornithologiques qu’Enders nous propose de nous prêter ses ski le lendemain. Il  travail dans un hôtel au départ des circuits de ski de fond. Vingt kilomètres en 6 heures, le ciel d’un bleu électrique, le soleil omniprésent, -15 au thermomètre. Ce soir là, les guibolles sont fin prêtent pour entamer une nouvelle soirée folk au pub de Rolland !!

Gâteau d'anniversaire ? Glâce à la crotte de brebis... coucou !   img2022.jpg En revenant au centre de Rolland Cinzia en train d'apprendre à freiner... c'est utile des fois.

Nous sommes aujourd’hui samedi. Je suis de retour à l’université pour ma dernière journée de festival et j’ai passé la matinée avec Enders histoire de cocher quelques espèces… Très peu d’observation en vérité. Les hivers ici sont vraiment rudes et il y a peu de bêtes à poils ou à plumes qui osent affronter les rigeurs du climat. Mais, encore une fois, qualité vaut mieux que quantité, et pendant 10 minutes nous observons à 80m un trio de Gélinotte des bois (Bonasa bonasia) s’égaillant dans la neige… Bien entendu, comme pour les élans, l’appareil photo est en rade de batterie… Hereusement, j’ai tout de même eu le temps de prendre une photo d’une piste de Lynx que l’on a suivi pendant quelques kilomètres !

Un lynx est passé par là... suivi de prêt par des traces de raquettes... surement un chasseur... 

Je pense bien à vous.

J’ai plus d’espace sur mon blog pour mes photos !!! va falloir que je trouve une solution…







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