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Plus de photos

31012008

Salut,

Le lien « mes photos » dans la barre du menu fonctionne enfin. Vous pouvez donc y faire un petit tour quand ça vous chante. J’ai quand même l’impression que je suis limité sur le nombre de photos téléchargées par mois. Donc pour ce mois-ci, il manque toutes les photos que j’ai fais en Norvège. A suivre.

et puis sinon, la vie suit son cours mais ça, vous le saviez déjà.

A bientôt !




Ytre Vinje _ Chez Jenny et Ole

24012008

Bien l’bonjour

Voici une semaine que je suis dans la ferme de Jenny et Ole Endresen

Ytre Vinje _ du 15 au 24 janvier

Jenny est une américaine de New York. La quarantaine, elle est en Norvège depuis une quinzaine d’année. C’est la troisième ferme norvégienne dans laquelle elle habite. Les deux premières, avec son premier mari et leurs 3 enfants (aujourd’hui en France).

Depuis 5 ans, elle est mariée avec Ole, un norvégien à la cinquentaine deux fois ingénieur (mécanique et produits pétroliers) et aux multiples casquettes (musicien, menuisier…). Il est le père de Ole-Martin, âgé de 20 ans qui fait des études de mécanique et vit avec eux. Ils ont ensemble un fils de 2 ans, Gustave.

Ils ont acheté cette petite ferme de Lygra il y a un peu plus de 4 ans. Sur une surface de 2,5 ha (1 ha de fauche), ils possèdent une maison d’habitation, deux grange et une étable dans laquelle vivent 25 brebis, 1 vache laitière (jersey), 3 chèvres laitières et 1 cheval de travail (Fyord). Un grand jardin leur procure une bonne parie de la nourriture en été principalement. Il n’y a pas d’eau courante ni électricité et les deux poêle servent au chauffage et à la cuisine.

La vie ici est assez tranquille comme on peu l’imaginer en période hivernale. Les journées sont bien entendu rythmées par les soins aux animaux 3 fois par jour. Vous imaginez bien le degré d’optimisation d’une telle ferme. Ça me prend donc 1h30 a chaque fois… C’est que l’été dernier n’ayant pas été très propice pour le séchage du foin, ils ont achetés des boules d’enrubanné… qu’il me faut découper à la hache pour chaque repas ! Le soir, je traie la vache qui nous procure le lait et la crème (on ne fait pas de beurre en ce moment, le lait n’étant plus suffisamment gras). Les 3 chèvres ne sont pas traitent en ce moment. Le reste de la journée, je le passe à fendre du bois et surtout à faire de la pelle à neige. Je me suis d’ailleurs découvert une rélle passion pour cette activité. Je dois ainsi dégager les passages régulièrement bloqués par les fréquentes chutes de neige (en provenance du ciel ou des toits), délester les toits ou faire des passage portants pour pouvoir utiliser le cheval (réapprovisionnement en bois ou en foin). Bref, je m’amuse comme un p’tit fou toute la journée a batifoler dans 1,50 à 2m de neige.

Le style de vie évidemment bien particulier. Pas de salle de bain, les toilettes sêches dans l’étable (ca gele les fesses par -15…), éclairage à la bougie… mais j’ai ma chambre et la vie est simple. C’est l’essentiel !

Les repas sont peut-être les seuls points difficile d’adaptation. Depuis une semaine j’ai du manger trois fois un repas chaud. Le reste du temps c’est pique nique : pain (beaucoup de pain), beurre (beaucoup de beurre), fromage et différentes préparations maison ou le plus souvent achetées (poisson, chutney…). Cette manière de manger semble assez courante depuis que j’ai quitté la France, mais là, je crois que c’est le plus fort !

Jenny et Ole ont tous les deux une activité secondaire. Jenny suit des cours (magister)dans une petite université locale à 30 km de leur ferme, spécialisée dans les anciennes traditions : folk (danses et musiques) et différents travaux manuels (tissage, broderie…). Il délivrent même un Master en 5 ans ! C’est depuis cette école que j’écrit et que je recharge ma batterie d’appareil photo. Nous somme venu mardi pour un concert de folk, j’y suis retourné hier pour un cours de danse et je reparts aujourd’hui après avoir dormis chez une collègue de promo de Jenny, les bus n’étant pas très fréquents… C’est également ici que j’ai eu ma première douche et que l’on fait la lessive. Jenny suit ses cours à la carte (en gros 2 jours par semaine), puisqu’elle doit s’occuper de Gustave lorsque Ole n’est pas là. Ole, lui, a trouvé depuis peu un poste dans une école où il enseigne l’art plastique et la musique. Il n’est pas présent à la ferme trois jours par semaine. C’est bien entendu leur seul source de revenu.

Il neige très souvent (comme aujourd’hui d’ailleurs), mais en une semaine on a eu de très belles journées, pas ensoleillées pour nous mais ca devrait arriver d’ici la fin de la semaine. Après dix semaines d’abscence ce va faire du bien. J’ai eu l’occasion d’aller me promener un peu en raquette le long de la rivière dans le fond de vallée. Ca été ma première rencontre avec des Elans… sacrées grosses bêtes ! Quant aux paysages…

Pelle à neige sur le parking Pelle à neige devant l'étable Whiny (le chien) et Hesten (le cheval), s'adonnant à leur jeu favorit Quelques minutes avant le concert de folk à l'école de Rauland Gustave Jenny   Petit coin de repos Pic trdactyle L'université de Rauland (elle surplombe un immense lac bordé par une belle montagne) Cours de folk Depuis chez Jenny, la colègue de promo de Jenny




no comment

23012008

Merci à toutes et à tous pour vos commentaires, ça fait bien plaisir !

emoticone




Trajet jusqu’en Norvège

23012008

Salut !

Je constate avec un grand désespoir que l’heure passée à la bibliothèque d’Hirtshals lundi dernier n’a servie a rien, puisque ça a bugué et que visiblement, il ne reste rien de ma belle prose… Mais il se trouve qu’aujourd’hui j’ai du temps. Je vais donc en profiter et vous en faire profiter !

Wunstorf _ du jeudi 10 au samedi 12 janvier

L’accueil de Carole, Gerrit et de leurs enfants fut bien trop sympa pour ne pas en profiter. Je n’ai finalement que peu de photos a vous proposer. Ça me donne une bien belle excuse pour répondre a leur offre de repasser par là pendant mon retour, d’autant plus qu’en deux jour je n’ai pas réussi a entendre la voix de Carole, aphone. Il me faut vérifier si elle ressemble a la voix de Véro, autant que peuvent se ressembler de nombreux aspects de leur personnalité… S’en est troublant. Quant a Baptiste et Gaspard… ce sont les deux mêmes.

La journée de vendredi fut des plus tranquille. Ce matin là, je m’offre le luxe d’une petite balade a vélo jusqu’a un observatoire de Steinhude meer, la station  balnéaire locale. Peu de piaf à jumeler ce jour là (visiblement c’est assez souvent), hormis des Oies cendrée et des Harles huppés… c’est toujours ca de pris ! En fin de journée, on pare faire un tour avec Gerrit. La soirée se terminera fort tard et je dois le dire, je suis bien beurré lorsque je vais me coucher. C’est que Gerrit avait un p’tit rhum de Martinique bien fameux qu’il a fallut honorer. Pour plus de sûreté il me prête sa flasque qu’il rempli convenablement en prévision des froides soirées sous la tente… Lorsque je reviendrai en mai pour la rendre (vide), mon lit sera dans leur nouvelle maison, a 400 m d’ici, au bord de Steinhude meer…

Nous somme samedi matin. Carole et Gerrit on des invités pour un p’tit dej’ a rallonge. J’avoue sachant cela, que la perspective de me retrouver à faire du stop ne m’enchante pas vraiment. Mais il faut avancer. Je me suis fixé le 15 janvier pour arriver dans la première ferme en Norvège. Gerrit me propose finalement de m’emmener directement sur une station d’autoroute au lieu que je prenne le bus. D’accord ! On s’embrasse chaleureusement et me revoilà seul fasse à mon destin d’auto-stoppeur…

 Wunstorf - Hamburg

 Durée : 9h30 (dont 7h30 d’attente), distance 160 km.

J’attends 4h30 sur cette aire d’autoroute. Je suis prêt a craquer. D’ailleurs je craque un peu… Quelque allemands auront eu la joie d’assister a mes danses, à mes grimaces et autres auto-discussions… Heureusement, je garde le sourire. Merci Carole et Gerrit ! Grâce a vous, j’ai le smille pour la journée !!

Une contrôle de flics (qui visiblement ne vont pas jusqu’a Hamburg) plus tard , un camion s’arrête. Je met un p’tit temps pour me rendre compte que c’est pour ma pomme. Ce brave Mirek ! On a un peu de mal a ce comprendre, lui le polonais qui parle polonais et russe et moi le français qui me retrouve avec un un anglais des plus élaborés… On parvient tout de même a tailler la bavette pendant une centaine de bornes. Cartes, calendriers (non, non, pas les calendriers Aubade) et post-it sont autant d’outils à notre disposition pour se faire comprendre. Lui, il s’en fou, son accélérateur est bloqué et c’est a peine s’il est obligé de regarder la route… un 6ème sens peut-être. Bref, merci mon brave Mirek, ce fut super. Lorsqu’il me dépose sur la dernière aire d’autoroute avant Hamburg (à 50 km quand même), la pluie s’arrête. J’essuie quand même plusieurs échecs avec ma pancarte Flensburg (frontière danoise). Un mec en surcharge, un routier danois qui finalement ne rentre plus au pays… c’est finalement Wolfgang et Kelly qui me proposent de m’avancer jusqu’à Hamburg où ils habitent, a condition que je veuille bien partager mon siège avec Amper, Voltaire, Kera et Maia… leurs quatre chiens. On fait 10 minutes de routes et visiblement la dicussion autour des chiens leur a plus : « dog’s friends are always welcome ! We have a guest room, do you want to come with us ? »… Moi qui quelque heures avant avait dit a papa que quoi qu’il arrive, je ne planterai pas la tente ce soir… Et c’est partie pour une soirée en compagnie d’une ménagerie bien farfelue mais fort sympathique. Repas de rêve (à peine une semaine hors de France et ça me manque déjà…), concert prive de Pink Floyd et bien sûr, une belle cuite… au whisky tourbé cette fois !

Le lendemain, je suis debout a 8h. Le soleil est revenu, c’est une merveilleuse journée pour un auto-stoppeur… Mais le réveil est dur pour mes deux acolytes… Il va falloir que j’attende jusqu’à midi. Petit dèj’ oeuf/fromage/charcutaille, une heure de caresses aux chiens (c’est que y’en a quatre quand même… et des gros !) et à 14h, malgré l’offre de Wolfgang et Kelly de me faire visiter Hamburg, je suis de nouveau en place sur une nouvelle station autoroute, mon paysage quotidien. Certes, j’ai rongé mon frein toute la matinée, mais ça valait vraiment le coup de prendre le temps. Tant de prévenance et de gentillesse, ça vaut bien une demi journée ensoleillée. C’est pour ça que je suis venu ! Un grand merci Kelly et Wolfgang, je vous appelle dés mon retour pour cette visite d’Hamburg !

  

Hamburg – Hadsten 

Durée : 8h30 (dont 4h30 d’attente), distance 355 km.

Après une minute d’attente un jeune me prends jusqu’à Flensburg, une ville allemande a la frontière avec le Danemark. Je comprends pas bien comment, mais j’ai quand même passé la frontière. Je suis en Scandinavie ! Lorsqu’il me dépose, il s’apprête a faire nuit. Je me retrouve a un feu rouge a tendre mon carton. Au bout d’un moment, il faut que je remette une couche. J’en profite pour manger un morceau. Au bout d’une heure, deux stéréotypes de la minette scandinave s’arrêtent. Au bout de cinq minutes, vu la tournure que prend la discussion, je me rend compte qu’elles se trompent sur ma destination. Elles pensaient que j’allais 5 km plus loin. Non non, c’est 350 km plus loin… M’enfin, finalement c’est mieux comme ça car elles me dépose a l’entrée de l’autoroute. Y’a un peu moins de lumières et elles embarquent mon carton en prime mais ça les vaut ! Je réitère mon expérience de la frontale position clignotante. Ça fonctionne. Un couple s’arrête et me propose de me déposer sur la prochaine station autoroute. C’est ici que peu après, je fais la rencontre de Paul. On sympathise pendant ces 170 km jusqu’a Hadsten, une petite ville à 5 km de l’autoroute au nord de Århus. Il a téléphoné pour me trouver les horaires de train pour Hirtshals. Après tout, 20 euros c’est pas si cher… mais quand même, ça me fous un coup au moral d’arriver jusqu’ici en stop et de prendre le train. D’autant qu’en Norvège, je vais sûrement être obligé de prendre le bus. Je prend le temps d’un plat de pâte dans la gare. Je suis sensé prendre un train ce soir jusqu’à Aalborg et un autre demain jusqu’a Hirtshals… Finalement, me voila sauvé. Il n’y a pas de ferries le lendemain pour la Norvège. J’ai donc toute la journée pour faire seulement 160 km ! Je décide de ne pas planter la tente ce soir. Pas le goût. Je préfère me la jouer soft. Ne voulant pas non plus squatter cet endroits trop fréquenté, je pars a la recherche d’une place plus propice. Peut de temps après, mes réflexions se mêlent a la réalité et je tombe sur une magnifique petite cabane dans un jardin d’enfants… j’ai même des seaux et du sable pour me faire un bon p’tit matelas. Je m’enroule dans une couverture de survie et ronfle… jusqu’à 5h du mat’ où il me faut quand même remettre une couche. Bon dieu, ça caille dans c’pays ! Je me rendors, chaufferette a la main, jusqu’a 7h où je plis bagage. Il est temps de se remettre en route !

  

Hadsten-Hirtshals

Durée : 4h (dont 10 min d’attente), distance 165 km (dont 8 km a pied).

Il ma faut une heure pour rejoindre l’entrée de l’autoroute, face à un magnifique levé de soleil. Beaucoup de monde passe par ici, beaucoup vont probablement à Aalborg pour travailler. C’est Dorte qui s’arrête. La soixantaine, elle vie depuis dans une communauté de 100 personnes qu’elle a créée en 1980. Intéressante cette petite discussion. Elle est en retard pour son boulot _ en autres responsable des médecins étrangers à l’hopital d’Aalborg _ mais prend le temps de pousser un peu plus loin sur le périph pour me mettre sur la bonne voie. L’intention était bonne, mais c’est loupé. Il me faut faire 2 km en bordure de voie rapide pour rejoindre une entrée, dans une zone industrielle. Au bout d’une demi heure un mec s’arrête pour me prévenir que l’entrée suivante est tout de même bien mieux. Je m’en doutais… je repars, donc. Il faudra encore 4 km (à cette endroit l’autoroute se sépare) pour que je tombe enfin sur un coin tranquille. D’ailleurs au bout de 30 secondes, Suzanne, revendeuse de vin italien, m’embarque. On retourne à Aalborg pour récupérer une commande dans son dépôt, puis elle m’emmène jusqu’à Hirtshals, non sans avoir fait un crochet par le magasin a qui est destinée la commande. Sa fille voyage en ce moment en Amérique centrale. Elle l’aide à sa manière…

En ce lundi 14 janvier, j’arrive donc au terminal de ferries Color lines d’Hirtshals. Le bateau part a 1h50 le lendemain matin, j’ai donc une dizaine d’heures a tuer. Je profite des dernières minutes de clarté pour faire une balade sur la plage et dans le port. Hirtshals n’a rien d’extraordinaire. C’est une ville portuaire avec une petite économie de pêche professionnelle, tout le reste étant tourné vers les ferries avec deux départs par jour vers Oslo et Kristiansand. Le centre ville se réduit à une rue piétonne de 100 m de long avec des fast-food, des échoppes de fringues, des magasins de matériel marin et des pubs ou je me rend bien entendu pour sonder l’ambiance locale… ben y’en a pas. Je retourne finalement dans la station de ferries pour y appeler Jenny (ma première hôtesse en Norvège) faire un brun de toilette et surtout, piquer un roupillon jusqu’a l’heure d’embarquement.

      

Hirtshals-Åmot

Durée : 12h (dont 5h de bateau et 4h30 de bus), distance 400 km (dont 250 km en bus).

Passionnante cette nuit en bateau. J’ai ronflé bien tranquillement allongé sur la moquette. Lorsque je débarque vers 7h du matin à Kristiansand. Bien entendu il fait nuit, sa caille et il se met rapidement à pleuvoir. La veille Jenny m’a donné le numéro d’un de ses copains sur ma route pour y faire une étape. Mais d’une part j’ai jamais réussi à le joindre, d’autre part, je me vois pas du tout commencer à faire du stop ici… J’attend pendant une heure l’ouverture de l’office de tourisme. Une fois a l’intérieur, c’est très simple : « non, je vous déconseille de faire du stop sur cette route et oui il y a un bus pour Ålmot. Un seul. Et il part dans 10 minutes. » Bon ben dit comme ça ! 400 couronnes norvégiennes (40 euros) et c’est partis. Au bout de 150 km il ne pleut plus et j’ai même droit a quelque rayons de soleil. Si seulement j’avais penser a mon appareil photo resté dans la soute… C’est somptueux. Le bus s’enfile d’abord dans une des nombreuses vallées qui sillonnent le pays. Une centaine de mètres de large plantée de pins et de bouleaux, des versants rocheux sur lesquels s’accroches des lambeaux de végétation et une multitude de lacs et cours d’eau, le tout dans une ambiance de neige et de glace. Quelques habitations de bois et une route défoncée qui n’est bien entendu pas salée vu que ça servirait strictement a rien (tout le monde ici a des pneus neige). Nous faisons nos 250 km entre 50 et 70 km/h. On grimpe ensuite sur un plateau. Là, il n’y a pas forcément plus de neige qu’en bas (1,50 m à 2 m), mais une immensité extraordinaire, bordé a l’horizon de chaînes de montagnes. Une immensité blanche parsemée d’une végétation essentiellement constituée de bouleaux.Me voici a Åmot, un changement de bus plus tard. En 4h30, nous avons du croiser une quinzaine de voitures. Je crois que l’option bus n’était pas si mauvaise que ça… C’est d’ailleurs un moyen de locomotion très prisé ici. Les gens n’hésitent pas a faire 4h de bus pour aller à Oslo ou même 10h, pour rejoindre Stockholm en Suède… C’est tellement utilisé que même dans les bus scolaire il y a moyen d’acheter un billet pour une destination locale et le plus fort, c’est que les soutes servent également a envoyer des colis. Il font du chronopost en gros. J’appelle Jenny depuis le téléphone du resto de la station de bus. Pas de téléphone publique ici et visiblement, ça ne les gêne absolument pas de me prêter le leur. Il me reste 4 km à faire. Pour me vanger de cette journée au transport trop facile et puisque la route n’est pas déneigée pour accueillir a la fois un véhicule et un piéton, je fais du stop. Cinq minutes plus tard j’empreinte en contrebas de la route le petit raidillon d’une cinquantaine de mètre qui mène a la ferme de Jenny et Ole. Il est environ 15h, je fais la connaissance de Jenny et Gustave leur fils de 2 ans. Ole arrive une heure plus tard avec Ole-Martin, son fils de 20 ans.




Nederland

11012008

Guten tag !

Me voici en Allemagne, a Wunstorf, non loin de Hannover… Je vais passer 1 jour ou 2 chez Carole et Gerrit des amis de Véro. En attendant, je vais vous raconter un peu mon passage en Hollande.

Lille-Rotterdam

Durée : 9 h (dont 6h d’attente) ; Distance : 230 km

J’ai quitté Lille le lundi 7 janvier pour Rotterdam. Après 3 heures d’attente à l’entrée du périph, une camionnette s’arrête enfin. C’est Mustapha, un jeune transporteur fort sympathique qui m’emmène jusqu’en Hollande à la frontière Belge. Cinq minutes plus tard, un jeune hollandais me helle depuis sa fenêtre. Le voyage ne durera pas puisque peu de temps après il se rend compte que pour aller à Rotterdam, le plus simple c’est quand même de passer par Antwerpen, une ville Belge à l’est de Gent, par où je suis venu. Il faut que je fasse demi tour. Faut dire aussi que j’ai quand même pas tout pigé à ce qu’il m’a raconté. Je suis donc un peu pommé… Je tente une première approche vers un type arrêté au bord d’une petite route secondaire. Visiblement, il a du mal à comprendre que je veux pas le forcer à m’emmener quelque part… Comme pour se débarrasser de moi plus facilement, il m’assure que la petite route que j’ai devant moi m’emmènera fatalement a Rotterdam… (forcément) Ce chemin de terre ? Z’êtes sur ? Ah bon. Pas convaincu quand même, je pars à la recherche d’une info plus encourageante… Je trouve Wilmar, qui me regarde depuis sa fenêtre de salon. Il m’invite à venir prendre un café sous un air d’Edith Piaf, chez lui et ses parents, Anthon et Kitty. Comme premier contact impromptu, c’est plutôt réussi ! Finalement, Wilmar prend sa voiture et nous partons jusqu’à la voie rapide, direction Antwerpen !! Think you my friends !

Un homme s’arrête 20 minutes plus tard. Il me dépose peu de temps après sur une bretelle d’autoroute direction Rotterdam. Lorsque je me poste, le vent se lève, la nuit tombe et la pluie aussi… Me voilà tout beau vêtu de mes vêtements tout droit sortis du vieux campeur, ma frontale position clignotante, derrière le parapet d’une bretelle d’autoroute (chance de survie de 20 minutes parait-il ?), avec des voitures qui passent à 3 mètres de moi à 110 km\h et les éléments qui se déchaînent !!! C’est quand même une « fucking bad chance ». Après une heure d’attente je commence à m’imaginer planter ma tente ici et manger sous le pont. Il n’en faut pas plus pour me redonner du courage. Récompensé, puisque peu de temps après mon sauveur stop à ma hauteur… ou presque. Il me pose 3 minutes plus tard sous le toit protecteur de l’unique péage de Hollande (parce qu’il y a un tunnel). Encore une heure et un paisible père de famille négociant international en produits agricoles m’emmène à 15 km de Rotterdam (moyennant même un p’tit détour) sur une aire de repos. a peine sortie de la voiture, un jeune vient dans ma direction « Hey guy, are you going to Rotterdam ? » _ (là j’me la pète parce qu’en fait j’ai baragouiné un vague « Rotterdam ? ») _ « Yes », « Ok let’s go ! ». Et me voilà dans la Golf d’Hakim, un jeune étudiant en commerce international… comme tous les étudiants de Rotterdam j’ai l’impression.

Un coup de métro et je retrouve Anne-Cécile (qui m’a reconnu d’un seul coup d’oeil ????). Nous voici dans sa résidence étudiante (la résidence… parce que les étudient, ici, sont comme tous les étudiants. Une imposture ;) où nous attend une petite « Corridor party » au cours de laquelle je fait la connaissance de Bastien, un brave véliplanchiste de la promo d’Anne-C qui deviendra mon hôte pour deux nuits. Une soirée erasmus pas très cosmopolite ou seules deux communautés sont représentées : les espagnoles et les français. Le lendemain nous partons à vélo (le moyen de locomotion par excellence ici) visiter Rotterdam. Une ville où tout ce croisent et se mélangent : les gens, les origines, les milieux sociaux et les styles architecturaux qui frisent le délire. Une ville quoi. Je n’ai encore pas acquis le reflex appareil photo. J’ai donc oublié de le prendre cette fois-ci… J’ai tout de même quelques images de bateaux tout droit sortis du temps des viking, prisent au cours de ma seconde sortie en nocturne.

    

 Rotterdam-Hengelo

Durée : 8 h (dont 6h d’attente) ; Distance : 185 km

Je me poste à la sortie d’une station service à 10h. Au bout d’1h30 Erik me prend pour Utrecht. il m’assure que le problème lorsqu’on fume de l´herbe en conduisant, ce n’est pas le fait de conduire, mais plutôt de réagir au moment de choisir une direction… malgré son GPS on devra quand même faire demi tour une ou deux fois ! Il a voyagé en Australie et en Inde en stop et a aussi fait du wwoof. On se comprend plutôt bien. Plus tard une femme (la première) m’emmène jusqu’à Apeldoorn. Elle aussi a fait du stop en son temps… A Apeldoorn, c’est un jeune fan des Rolling stones qui me prend pour me déposer sur une aire d’autoroute peu avant la frontière allemande, vers Hengelo. Le matin même, il a vu un auto-stoppeur dans l’autre sens et il s’est juré que le prochain il serai pour lui… il l’avait promis, il l’a fait et c’est coup d’bol pour moi ! Après deux heure d’attente a la sortie de cette aire, la nuit est tombée. Je tente ma chance une heure de plus a la lumière devant l’entrée de la station. Échec. Personne ne veut de moi. J’ai même troqué mon optimiste carton « Hannover » contre un plus raisonnable « Germany »… Mais en Vain. Un routier me dit « ah non, désolé, je vais en Norvège » ;  »Queoi !!! Mais moi aussi ! » ;  »ben oui mais si je te prend mon patron va m’tuer…  » ; « snif »… Je décide donc de planter ma tente, là-bas, sur l´herbe et merde, demain il fera jour. pour la première fois quand même, je me demande bien ce que je fait là…

   

Hengelo-Wunstorf ; Durée : 2 h 30 (dont 20 min d’attente) ; 

Distance : 212 km (dont 6 km a pied) 

Ce matin, la tente est complètement trempée. Je range mes affaires avant de me faire réchauffer le reste de pates d’hier. Un p’tit café a la station (qui finira sur mon pantalon) et c’est reparti. Après les 2 premiers camions qui passent sans me voir, s’en est trop. Je prends le sac et longe l’autoroute pendant 3 km jusqu’à la prochaine sortie. Lorsque j’arrive, c’est pas très encourageant. Cette sortie (devenue entrée prise dans l’autre sens) semble déserte. Effectivement, seulement 2 voitures passent en 10 minutes… Mais comme toujours, la qualité vaut mieux que la quantité. Et c’est la deuxième voiture, avec Richard a son volant qui s’arrête. Il est obligé de procéder a 5 minutes de rangement pour me faire une petite place. Cette fois-ci, la chance est revenue (si jamais elle était partie) et Richard m’emmène jusqu’a Wunstorf !… Enfin a 3 km, que je ferai donc a pied. Mais je ne lui en veut pas ! Clin doeil Pendant 200 km on parle de la vie et des choix que l’on fait. Visiblement, le métier de berger lui donne de la matière à réflexion. Lui il est marchant de tapis ! C’est le premier hollandais que je croise qui n’a pas de voiture flambant neuve, ni de GPS. Ça fait du bien. De même que son casse croûte qu’il partage avec bon coeur en s’excusant de n’avoir pas prévu la ration du pauvre… Bref, je ne met finalement pas longtemps a revenir sur mes réflexion d’hier et à ses cotés, je sais de nouveau pourquoi je suis là ! A Wunstorf, je prend le bus pour rejoindre Gerrit qui m’attend chez lui. Il m’offre une chambre, une douche, un café et un coin pour faire sécher ma tente. Je fait la connaissance de Carole et de Baptiste, Pénélope et Mathilde. On parle francais toute la soirée (désolé Gerrit, mais l’allemand et moi…) autour d’une bouteille de vin. Ou plutôt deux d’ailleurs. Ils me sortent les cartes de leur rando en Laponie de l’été dernier et je n’ai plus qu’à rêver !




Etape à Lille

6012008

Dimanche 6 janvier, Lille

Tiens ?! Il pleut… Si on rrajoute la bièrre et les frrittes, y’a plus d’doute, on est dans l’norrd hein !Pour me mettre un peu plus dans l’bain, nous sommes allés à la rencontre de spécimens intéressants…

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 Demain, première tentative de stop jusqu’à Rotterdam.  Je crois qu’il y en a deux qui n’ont pas envie de reprendre le boulot…

p1060014.jpg 




Départ

5012008

Samedi 05 janvier 2008, départ de Mionnay

avec Pierrick et Marlène sur le parking de l’autoroute à Villefranche.  

Rendez-vous sur ce blog pour la suite de la balade et bonne année à tous !!!  Sylvain







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